Quand on choisit une voiture, la couleur semble avant tout une question de goût ou de style. Pourtant, une récente analyse de sinistres automobiles dévoile que la teinte d’un véhicule peut en dire long sur son usage, son environnement… et même sur les risques qu’il encourt.
Noir et gris : les reines du bitume… et des sinistres
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 65 % des sinistres concernent des véhicules noirs ou gris. Des teintes populaires, jugées élégantes et faciles à revendre, mais qui se retrouvent aussi davantage dans les dossiers d’assurance. Les voitures noires sont les plus touchées par les vols et actes de vandalisme (38,9 %), tandis que les voitures grises se distinguent par une proportion plus élevée de bris de glace (32,2 %).
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Cette différence ne serait pas liée à la couleur elle-même, mais plutôt au type de véhicule et à son environnement. Les modèles noirs ou gris sont souvent plus haut de gamme, plus visibles et stationnés dans des zones urbaines denses — autant de facteurs qui augmentent mécaniquement les risques d’incident.
Couleurs claires ou foncées : deux profils de conducteurs
Les teintes claires (blanc, gris, bleu, orange, jaune) concentrent 57 % des sinistres, contre 43 % pour les couleurs foncées (noir, rouge, vert, marron). Ces chiffres traduisent des comportements distincts : les voitures claires roulent davantage et sont plus souvent impliquées dans des accrochages avec un tiers ou des bris de glace. À l’inverse, les voitures foncées apparaissent plus fréquemment dans les dossiers de vols et vandalisme.
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Le blanc, symbole d’un usage intensif
Utilisée par les professionnels et les flottes d’entreprise, la voiture blanche est la plus exposée aux petits accrochages. Plus de 58 % des sinistres enregistrés concernent un contact avec un autre véhicule. Ce n’est pas un manque de prudence, mais la conséquence d’une utilisation quotidienne et urbaine accrue.
Le bleu, victime du ciel
Plus surprenant encore : les voitures bleues sont 2,4 fois plus touchées par les événements climatiques que la moyenne. Grêle, pluie, branches tombées… Une coïncidence statistique, selon les experts, qui ne traduit aucun lien direct entre la couleur et la météo. Le bleu n’attire pas la tempête, mais semble plus souvent présent dans les zones où ces sinistres surviennent.
Rouge : une réputation injustifiée
La croyance populaire veut que les voitures rouges soient synonymes de vitesse et d’imprudence. Pourtant, les données contredisent ce cliché : les voitures rouges ne représentent que 5 % des sinistres analysés, sans suraccidentologie particulière. Comme quoi, ce n’est pas la couleur la plus voyante qui attire les ennuis !
Des différences aussi selon les marques
Les constructeurs premium (Audi, BMW, Mercedes, Tesla, etc.) affichent une nette préférence pour les teintes sombres : elles représentent 73 % des sinistres enregistrés pour ces marques, contre 60 % pour les constructeurs généralistes (Peugeot, Renault, Toyota…). Ce biais esthétique reflète aussi des usages différents : véhicules plus chers, plus citadins, plus exposés.
Et l’assurance dans tout ça ?
Rassurez-vous : la couleur de votre voiture n’a aucun impact sur le montant de votre prime d’assurance. Comme le rappelle Christophe Dandois, cofondateur de Leocare, « les tarifs sont établis sur des critères objectifs et mesurables : profil du conducteur, modèle, puissance, zone géographique ou antécédents de sinistres ». En d’autres termes, inutile de repeindre votre voiture pour payer moins cher !
Étude réalisée à partir de 702 sinistres automobiles déclarés entre le 1er juin et le 15 octobre 2025, par la néoassurance Leocare.
Je m’appelle Antoine Martin et je suis rédacteur pour La Pause Info, un média qui se consacre à fournir des analyses profondes et des reportages de qualité. Ma passion pour la communication et le partage d’informations a débuté il y a des années, lorsque j’ai commencé ma carrière dans le domaine des médias en tant que contributeur freelance. Cette expérience initiale a été cruciale, me permettant de développer une plume aiguisée et un regard critique sur les actualités mondiales.