Les États-Unis se positionnent ainsi en deuxième position, après Singapour, pour autoriser l’introduction de la viande synthétique dans les menus des consommateurs.
Le poulet créé artificiellement est en passe de devenir une réalité aux États-Unis, où le pays est devenu le deuxième, après Singapour, à autoriser l’introduction de viande artificielle dans les assiettes. Pour la première fois, le 21 juin dernier, les autorités américaines ont donné leur feu vert à la commercialisation de viande de poulet cultivée en laboratoire par deux entreprises, Upside Foods et Good Meat.
📈 À découvrir également :
Suite à l’inspection et à l’approbation des systèmes de sécurité sanitaire des infrastructures des deux entreprises par le ministère américain de l’Agriculture, le PDG et fondateur d’Upside Foods s’est félicité de ce progrès qui va « changer fondamentalement la manière dont la viande atterrit sur nos tables » et représente « un pas de géant vers un avenir plus durable », selon un communiqué.
Une production de viande coûteuse
Beaucoup de start-ups ambitionnent de produire et de commercialiser de la viande dite « de laboratoire » ou artificielle. L’objectif est de permettre aux humains de consommer des protéines animales ayant un impact moins important sur l’environnement que l’élevage intensif, et ce sans souffrance animale.
📈 À découvrir également :
Cependant, la production de viande de laboratoire est encore très complexe et coûteuse. Le processus de fabrication de viande de poulet artificielle consiste à cultiver des cellules extraites d’un animal ou d’œufs de poule fertilisés dans des bioréacteurs et à les nourrir avec des nutriments similaires à ceux consommés par les animaux réels : protéines, graisses, sucres, minéraux et vitamines.
Grâce à ces nutriments, les cellules se développent comme elles le feraient dans le corps de l’animal et se transforment en tissu musculaire et en graisses. Le produit obtenu est ensuite « récolté » des cuves et moulé sous certaines formes pré-définies, telle qu’un morceau de poulet.
Des questions subsistent cependant quant à l’impact environnemental réel de cette alternative, notamment en ce qui concerne la consommation d’énergie ou la sécurité sanitaire. Une étude récente de l’Université de Californie à Davis, qui n’a pas encore été évaluée par d’autres chercheurs, a montré que toutes les phases de production de la viande de laboratoire nécessitent beaucoup d’énergie et génèrent une grande quantité de gaz à effet de serre.
Je suis Nicolas Lepetit, rédacteur expérimenté et pilier éditorial de LaPauseInfo.fr depuis 2015. Passionné par l’impact de la technologie sur la société, j’ai développé une expertise particulière dans les domaines de l’innovation, de la politique et de l’économie numérique.
Je suis reconnu pour mon approche approfondie et analytique, me distinguant par ma capacité à déchiffrer les tendances complexes et à les rendre accessibles au grand public.
Je crois fermement au pouvoir de l’information pour éclairer et émanciper les citoyens, et je m’engage à fournir des reportages précis et impartiaux. En plus de mon rôle chez LaPauseInfo.fr, je suis également un conférencier apprécié et un contributeur régulier à diverses plateformes et revues spécialisées en nouvelles technologies et en médias.