« Chaque publication m’a causé de la douleur », a-t-il affirmé devant le tribunal, reprochant au groupe MGN d’avoir eu recours à des moyens illégaux pour obtenir des détails concernant sa vie personnelle.
L’une des batailles judiciaires engagées par le prince Harry est celle contre l’ingérence des médias dans sa vie personnelle. Le plus jeune fils du roi Charles III a exprimé son mécontentement le mardi 6 juin. Le procès, qui a débuté à Londres le mois dernier, met en cause l’éditeur du Daily Mirror pour avoir utilisé des méthodes illégales pour obtenir des informations, notamment en piratant des boîtes vocales entre 1996 et 2010. Le duc de Sussex a témoigné en disant que chaque article lui a causé de la souffrance.
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Le prince a expliqué, avec une voix parfois hésitante, que les journaux étaient toujours présents dans chaque palais. Selon son expérience en tant que membre de la famille royale, chaque membre se voit attribuer un rôle spécifique par la presse tabloïde. Il a ajouté qu’on peut être considéré comme un prince playboy, un raté, ou, dans son cas, un tricheur, un buveur mineur, un drogué irresponsable, et la liste continue.
Le prince Harry a déclaré que, rétrospectivement, le comportement des médias était totalement ignoble. Il a également posé la question : combien de sang doit encore être versé avant que quelqu’un ne mette fin à cette folie ? Harry tient la presse à scandale pour responsable de la mort de sa mère, Diana, qui a été poursuivie par des paparazzis à Paris en 1997.
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Bien que le Daily Mirror se soit excusé, le juge a retenu 33 articles litigieux sur les 147 cités par Harry dans la procédure. L’avocat du prince Harry a affirmé que le groupe de presse avait fait appel à « au moins 30 détectives privés ». En réponse à ces allégations, Andrew Green, avocat de Mirror Group Newspapers, propriétaire du Daily Mirror, a présenté des excuses « sans réserve » de la part du groupe. Néanmoins, l’éditeur a contesté certaines accusations portées par le prince.
Andrew Green a déclaré qu’il n’y avait tout simplement aucune preuve pour conclure que le duc de Sussex avait été piraté. Le témoignage du prince de 38 ans est la première comparution d’un membre de la famille royale à la barre depuis celle du futur Edouard VII en 1891 lors d’un procès en diffamation. Exilé en Californie avec son épouse Meghan, le plus jeune fils du roi Charles III, en conflit avec le reste de la famille royale britannique, accuse également la presse people de harceler Meghan et d’être responsable des mauvaises relations qu’il entretient avec sa famille.
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