Le président de la Fédération française de tennis, Gilles Moretton, le dirigeant de la Fédération française d’équitation, Serge Lecomte, et l’actuelle présidente de la Fédération des sports de glace, Gwenaëlle Noury, font partie de ces individus.
Des dirigeants sportifs français soupçonnés de parjure
Le parquet de Paris a confirmé que six hauts dirigeants du sport français font l’objet de signalements pour parjure à la justice. Cette information a été initialement rendue publique par Le Monde. Les individus en question sont accusés d’avoir fait des déclarations erronées sous serment lors de leur comparution devant la commission d’enquête parlementaire enquêtant sur des dysfonctionnements dans les fédérations sportives. Conformément à l’article 40 du code de procédure pénale, ces signalements ont été transmis à la justice par la commission.
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Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Gilles Moretton, est l’un des accusés. Il est soupçonné de parjure pour des questions financières.
Des doutes sur l’honnêteté des témoignages
La commission parlementaire estime que les autres individus n’ont pas été honnêtes lors de leur témoignage sur les violences sexistes et sexuelles dont ils auraient eu connaissance. De ce fait, ils suspectent qu’il y a eu des erreurs délibérées dans leur témoignage. Les personnes incriminées incluent le président de la Fédération française d’équitation (FFE), Serge Lecomte, la présidente de la Fédération des sports de glace (FFSG), Gwenaëlle Noury, l’ancien chef de la Fédération française de judo et disciplines associées (FFJDA) et actuel secrétaire général de la Fédération internationale de judo, Jean-Luc Rougé, le directeur juridique de la Fédération française de football (FFF), Jean Lapeyre, et le directeur général de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), Fabien Canu.
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Par ailleurs, un septième signalement a été adressé par Sabrina Sebaihi, rapporteuse écologiste de la commission parlementaire, contre le président de la Fédération française de kickboxing, muay thaï et disciplines associées (FFKMDA), Nadir Allouache. « Il y en aura peut-être d’autres, nous n’avons pas encore terminé », a-t-elle déclaré.
La suite du processus à la justice
C’est maintenant à la justice de déterminer s’il y a lieu de lancer une enquête ou non sur ces affaires de possible parjure. Cette procédure est en accord avec l’article 40 du code de procédure pénale, qui stipule que lorsqu’un officier public prend connaissance d’un possible crime ou délit dans l’exercice de ses fonctions, il doit rapidement en informer le procureur de la République.
Depuis plusieurs mois, la commission d’enquête travaille au parlement sur la façon dont les fédérations sportives réagissent aux violences sexistes et sexuelles, sur les actions contre le racisme, et sur leur gestion financière. Le rapport final, qui devait être rendu en décembre, sera finalement présenté le 16 janvier.
source : www.francetvinfo.fr
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