Au début du mois de février, le parafondeur et parabiathlète talentueux a décroché trois médailles d’argent lors de l’inauguration de la Coupe du monde de ski de fond à Martell-Val Martello, en Italie. Cependant, il exprime son déception quant au mépris apparent à l’égard des sportifs handicapés au niveau international.
Le coup de gueule de Benjamin Daviet contre le manque de reconnaissance
Le parabiathlète Benjamin Daviet, qui compte à son actif cinq titres de champion paralympique, a exprimé son indignation concernant le manque de reconnaissance dont sont victimes les athlètes para sportifs. Lors de la première étape de la Coupe du monde de paraski nordique et de parabiathlon en février, Daviet a reçu une caisse de pommes en guise de récompense pour sa troisième place. Excédé par ce manque de considération persistant, Daviet a publié un message sur les réseaux sociaux le 10 février pour exprimer son mécontentement.
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« Nous ne sommes jamais valorisés par rapport à nos résultats. Voici 13 ans que je suis en équipe de France. J’ai 71 podiums en Coupe du monde, dont 36 victoires, et 23 médailles aux Mondiaux, dont neuf de champion du monde, et les seules primes à la médaille qu’on a eues remontent à 2022 », a regretté l’athlète, déplorant également l’absence de couverture médiatique de leurs compétitions.
Des récompenses insatisfaisantes pour les paraskieurs
Durant cette Coupe du monde, Daviet a remporté deuxième place du KO sprint classique et du sprint poursuite en ski de fond, ainsi que le parabiathlon middle (10 km). Il s’est ainsi vu attribuer trois caissettes de pommes pour ses succès. Hormis ces récompenses, les athlètes ne reçoivent aucune prime sur le circuit Coupe du monde, ou lors des championnats du monde. Se rentabilisent alors les médaillés paralympiques, qui obtiennent une aide financière de l’État français équivalente à celle des médaillés olympiques.
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« On ne demande pas de toucher des mille et des cents mais simplement d’avoir un minimum de reconnaissance par rapport à nos performances », a plaidé Daviet, soulignant le manque de reconnaissance pour leur dur labeur et leurs succès sportifs.
Appel à des changements systémiques
Outre la question des primes, Daviet dénonce l’inégalité du système en place. Le fait que la Fédération internationale de ski (FIS) et l’Union internationale de biathlon (IBU) aient repris la gestion des compétitions n’a pas été bénéfique pour la médiatisation du sport paralympique. Il critique le calendrier international condensé sur cinq semaines, l’annulation des épreuves de la Coupe du monde sans report, et la différence de moyens alloués aux athlètes valides et invalides.
L’athlète a conclu en rappelant l’importance d’initier le changement, soulignant qu’avec les Jeux d’été à Paris en 2024 et les Jeux d’hiver en 2030, c’est l’occasion idéale pour apporter des améliorations nécessaires. Sa publication a été entendue par la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, qui a affirmé sa volonté de discuter avec Daviet pour « faire avancer les choses ».
source : www.francetvinfo.fr
Je m’appelle Antoine Martin et je suis rédacteur pour La Pause Info, un média qui se consacre à fournir des analyses profondes et des reportages de qualité. Ma passion pour la communication et le partage d’informations a débuté il y a des années, lorsque j’ai commencé ma carrière dans le domaine des médias en tant que contributeur freelance. Cette expérience initiale a été cruciale, me permettant de développer une plume aiguisée et un regard critique sur les actualités mondiales.