Marie-Laure de Decker, une photographe de guerre intrépide, a traversé les frontières pour couvrir les conflits les plus violents de la deuxième moitié du XXe siècle. De la guerre du Vietnam au Chili, Marie-Laure était présente pour capturer les images les plus marquantes de ces conflits dévastateurs. La perte de cette grande professionnelle de la photographie suscite une profonde tristesse chez tous ceux qui ont été touchés par son travail remarquable. Elle s’est éteinte samedi 15 juillet, laissant derrière elle un héritage inestimable d’images qui continueront à capturer l’essence de ces périodes sombres de l’histoire. Revenons sur son voyage contemplatif, sa manière de voir le monde et son engagement inébranlable à témoigner des effets désastreux de la violence dans toutes ses formes.
Marie-Laure de Decker : photographe de guerre et de mode
Marie-Laure de Decker a eu plusieurs vies. D’abord mannequin, elle passe de l’autre côté de l’objectif sur un coup de tête. Elle effectue d’abord des portraits de personnalités à la fin des années 60. Mais la révélation est la guerre au Vietnam. Elle part à tout juste à 22 ans, sans expérience, ni accréditation, et revient avec un nom. Suivront ensuite près de 50 ans de carrière comme photojournaliste. « Si vous faites des photos de guerre, il y a beaucoup de choses malheureuses, mais il y a aussi l’humanité », expliquait-elle en 1996.
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La guerre, une révélation pour Marie-Laure de Decker
Marie-Laure de Decker a débuté sa carrière de photographe en réalisant des portraits de personnalités. Mais c’est la guerre qui l’a révélée. À seulement 22 ans, elle part au Vietnam sans expérience ni accréditation pour couvrir le conflit. Elle en reviendra avec un nom et une passion : celle de la photojournaliste. Selon elle, « si vous faites des photos de guerre, il y a beaucoup de choses malheureuses, mais il y a aussi l’humanité« . Cette humanité, Marie-Laure de Decker a su la capturer dans chacun de ses clichés.
De tous les conflits
Tout au long de sa carrière, Marie-Laure de Decker a couvert de nombreux conflits à travers le monde. Elle a voyagé au Tchad, en Afrique du Sud, au Yémen, en Bosnie, entre autres. Elle n’hésitait pas à se raser la tête pour passer inaperçue au milieu des soldats et capter des images inédites. « Elle a une approche tout à fait humaniste. Elle a vécu avec les combattants« , souligne Marie-France Bouhours-Quinty, directrice artistique du théâtre de la photographie et de l’image. Marie-Laure de Decker a été une figure marquante de l’agence Gamma et l’une des rares femmes à exercer le métier de photographes de guerre. Elle est décédée en septembre 2021 à l’âge de 75 ans.
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Une photographe de guerre et de mode
Marie-Laure de Decker n’a pas seulement immortalisé les images des conflits armés. Elle a également travaillé comme photographe de mode et portraitiste. Cette facette de son travail est souvent méconnue, mais tout aussi remarquable. Marie-Laure de Decker était une artiste complète, passionnée et engagée, qui a su capturer les beautés et les drames du monde à travers son objectif. Avec plus de 50 ans de carrière derrière elle, elle reste une figure emblématique de la photographie, inspirant les générations de photographes à venir.
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