Les victimes oubliées du trafic de drogue marseillais.

Une nouvelle tragique a secoué la ville de Marseille hier, avec le décès d’une jeune femme de 24 ans touchée par des balles perdues à la cité Saint-Thys. C’est le troisième cas de victime collatérale du narcobanditisme dans la ville depuis le début de l’année. Depuis janvier en effet, deux autres citoyens ont perdu la vie dans des circonstances similaires. Une femme de 43 ans et un homme de 63 ans ont été pris au mauvais endroit, au mauvais moment, victimes de la violence qui sévit dans certains quartiers de Marseille. Ces événements tragiques rappellent une nouvelle fois l’urgence de la situation et la nécessité de mettre en place des mesures pour protéger les citoyens. Les autorités ont promis de poursuivre leurs efforts pour lutter contre le narcobanditisme et ramener la sécurité dans la ville. Malgré cela, les marseillais continuent de vivre dans la peur, sachant que la violence peut surgir à tout moment, n’épargnant personne, peu importe l’âge, la classe sociale ou le quartier où l’on habite. Il est plus que jamais nécessaire de trouver des solutions pour mettre un terme à cette spirale infernale de la violence, qui frappe durement une ville et ses habitants.

Les victimes collatérales du narcobanditisme à Marseille

Depuis janvier, Marseille a déjà enregistré trois décès de victimes collatérales des violences liées au narcobanditisme dans la ville. Ces personnes ont été tuées parce qu’elles étaient simplement présentes au mauvais endroit au mauvais moment. D’autres ont été blessées ou traumatisées psychologiquement. Ces victimes ont tellement changé de visage que la procureure Dominique Laurens a créé le néologisme de « narchomicide » pour les désigner. Elle explique que les victimes sont souvent des personnes situées dans des points de stupéfiants, qui ne sont pas visées pour leur participation spécifique aux trafics.

Le 11 septembre, une étudiante de 24 ans est tuée dans l’appartement familial

Une jeune femme de 24 ans a été abattue chez elle par des tirs de kalachnikov à la cité Saint-Thys, dans le 10ème arrondissement de Marseille. Elle se trouvait dans sa chambre au moment des faits. La balle qui l’a atteinte a traversé une fenêtre baie vitrée. Trois autres appartements ont été touchés, mais personne n’a été blessé physiquement.

Le 10 mai : une mère de famille de 43 ans est mortellement touchée à l’avant de sa voiture sur un parking

Une mère de famille de 43 ans a été touchée mortellement à la tête sur un parking du 14ème arrondissement de Marseille, alors qu’elle était assise côté passager dans sa voiture avec sa fille de 19 ans. La victime a succombé à ses blessures à l’hôpital Nord. Cette femme était membre de la communauté des gitans.

Le 24 avril : un homme de 63 ans qui jouait aux cartes dans un snack décède dans une fusillade

Un homme de 63 ans a été tué dans une fusillade survenue lorsqu’il jouait aux cartes dans un snack de la cité de La Busserine, dans le 14ème arrondissement de la ville. Le snack se situait à proximité d’un point de deal.

Après le troisième décès collatéral cette année, l’élue des quartiers nord Samia Ghali a demandé la mise en place d’un statut de victime civile de guerre pour aider ces victimes innocentes qui tombent sous les balles.

source : france3-regions.francetvinfo.fr

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