Au cœur d’un paisible monastère, situé à quelques encablures de la splendide ville de Kathmandou, les nonnes Kung-fu vivent en communion avec leur spiritualité. À l’instar de leurs homologues masculins, elles prient pour atteindre l’éveil, se penchent sur les subtilités de la danse et s’entraînent aux arts martiaux dans un esprit de discipline et de dépassement de soi. Car ces femmes, bien qu’appartenant à une lignée bouddhiste traditionnelle, ont choisi de s’émanciper en revendiquant leur condition de femmes dans un environnement souvent patriarcal. Telle une exception dans leur milieu, elles incarnent un véritable mouvement de libération féminine, symbolisé par cette volonté d’égaler les hommes dans la pratique des arts martiaux. Par cette démarche, les nonnes Kung-fu prouvent que, même dans un monde cloîtré comme celui des monastères, il est possible de faire avancer les mentalités et de gagner en égalité des sexes.
Des nonnes bouddhistes pratiquant le Kung-fu
Au sein d’un monastère bouddhiste, des nonnes pratiquent le Kung-fu de manière quotidienne. Cette pratique surprenante de chorégraphie guerrière est une routine matinale de deux heures pour les nonnes, qui sont souvent destinées à une vie de prière et de méditation prônant la non-violence. Les nonnes commencent leur journée à 3h du matin avec des prières chantées accompagnées d’instruments, un rituel quotidien pour tous les religieux bouddhistes.
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« Faire autant que les hommes »
Les nonnes du monastère ont un pouvoir plus important que dans les couvents habituels pour les femmes bouddhistes grâce à leur lignée religieuse. Ces nonnes ont la possibilité de pratiquer des danses religieuses, d’apprendre des textes sacrés ou encore de bricoler. La lignée bouddhiste à laquelle elles appartiennent a voulu donner plus de droits aux femmes dès les années 1990. Les plus jeunes nonnes sont supervisées par Jigme Yangchen Ghamo, qui explique que l’objectif est d’enseigner aux filles qu’elles peuvent faire tout ce que les hommes peuvent faire, malgré une tradition qui leur refusait ce droit.
Une réappropriation féministe du bouddhisme
Cette pratique guerrière des nonnes et leur droit à plus de pouvoir au sein du monastère montrent une réappropriation féministe du bouddhisme, qui était longtemps dominé par des hommes. Les nonnes Kung-fu cherchent à se battre pour l’égalité des sexes et leur reconnaissance en tant que religieuses. Cette pratique du Kung-fu est un moyen pour elles de se défendre et de démontrer leur force, à l’image des hommes.
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source : www.francetvinfo.fr
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