Harcèlement sur réseaux sociaux : capacité d’action de Facebook et Instagram en question

Les géniteurs de Lindsay ont déposé une plainte visant notamment Facebook et Instagram. Selon eux, leur enfant, qui s’est donné la mort à l’âge de 13 ans, aurait pu bénéficier d’une meilleure protection contre le harcèlement. Plus précisément, quelle est la compétence des plateformes de médias sociaux pour intervenir ?

Le harcèlement sur les réseaux sociaux est mortel. Lindsay est la dernière victime en date, ayant mis fin à ses jours il y a trois semaines. Son décès n’a pas mis un terme au torrent de haine en ligne. Sa famille a porté plainte contre Facebook, mais les amis de Lindsay continuent de recevoir des insultes. « On lui demande pourquoi elle n’a pas été là pour sa copine et que là où elle est, elle ferait mieux d’aller la rejoindre », confie avec émotion Séverine, la mère de Maëlys, qui était la meilleure amie de Lindsay.

Retirer un contenu manifestement illégal

Face à cette haine sur internet, certains élèves de collège se sentent impuissants. Le harcèlement scolaire est un délit passible de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Une loi visant à supprimer les messages haineux en moins de 24 heures a été rejetée par le Conseil constitutionnel, car elle est jugée contraire à la liberté d’expression. En l’état actuel des choses, la seule obligation des réseaux sociaux est de retirer un contenu signalé dans un délai raisonnable, si ce contenu est manifestement illégal.

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