Les activités de recherche continuent afin d’essayer de repérer le sous-marin « Titan » qui a effectué dimanche une plongée pour visiter l’épave du « Titanic », qui se trouve à 4000 mètres sous la surface de l’océan Atlantique. Ces voyages sont organisés par des entreprises privées.
L’exploration autour de l’épave du Titanic est un processus dangereux et très onéreux. Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’une telle expédition a lieu. Le célèbre navire a coulé dans les eaux internationales dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, dans l’océan Atlantique Nord, à environ 650 km des côtes canadiennes.
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La RMS Titanic Incorporated, société américaine, est la seule à avoir le droit de récupérer des objets de l’épave. Cependant, elle ne peut le faire qu’à condition que ces objets soient destinés à être exposés dans un musée et non vendus à des particuliers.
Première expédition en 1987
Entre juillet et septembre 1987, la première expédition pour explorer le Titanic a eu lieu. Elle a été organisée par la RMS Titanic Incorporated et l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER). À l’époque, environ 1 800 objets ont été remontés à la surface par le petit sous-marin « le Nautile », avec trois explorateurs à bord, dont Paul-Henri Nargeolet, l’un des cinq passagers du « Titan », le sous-marin que les équipes de recherche tentent actuellement de localiser.
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Dans les années 1990, le réalisateur américain James Cameron a organisé des expéditions pour filmer l’intérieur de l’épave à l’aide de petits sous-marins télécommandés. Ces images impressionnantes sont visibles dans son célèbre film. En 2010, une expédition scientifique, la plus avancée technologiquement à ce jour, a permis de cartographier intégralement l’épave.
Missions touristiques
Ces expéditions sont organisées par des entreprises privées telles que la société française Apoteosurprise, qui propose des expéditions pour des demandes en fiançailles devant l’épave. La chanson thème du film « Titanic » de 1997, « My Heart Will Go On », est jouée lors de ces expéditions, qui coûtent un million d’euros. D’autres compagnies offrent également des formules à mi-chemin entre expédition touristique et scientifique, comme l’Oceangate, la société qui a affrété le sous-marin disparu. Le coût de ces expéditions est de 225 000 euros, et les clients sont invités à participer à une mission océanographique autour des restes du paquebot.
Selon l’historien Antoine Reshe, auteur de « Le Titanic, de l’histoire au mythe », cette combinaison « entre expédition scientifique et touristique n’est pas nouvelle ». Il mentionne que, régulièrement, des personnalités ont ainsi pu prendre part à des missions. Pour lui, c’est un moyen pour les scientifiques de financer ces plongées très coûteuses.
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