Berger terrorisé par les ours dans les Pyrénées

Les Pyrénées sont depuis toujours un terrain de choix pour les bergers qui passent leur été en estive, surveillant et conduisant les troupeaux de la région. Malheureusement, cette belle saison est souvent marquée par les attaques sanglantes de l’ours, un prédateur redoutable qui rôde dans la nature sauvage de la région. Pablo Garcia, l’un des bergers en charge de la surveillance dans la région de l’Ariège, en sait quelque chose. Depuis son poste d’observateur privilégié, Pablo a été témoin d’attaques brutales et répétées de l’ours. Il connaît trop bien l’isolement, le stress et la peur qui font partie intégrante de son quotidien. Parfois, quand les températures baissent trop, Pablo se réfugie dans sa cabane, frissonnant de peur à chaque bruissement dans les fourrés. Alors que la nuit tombe sur les montagnes, il reste éveillé, gardant un œil vigilant sur les alentours et priant pour que les bêtes sauvages ne fassent pas irruption. Malgré tout, Pablo est déterminé à continuer à travailler dans les Pyrénées tant qu’il le pourra, car comme il le dit lui-même, « la beauté du paysage et l’amour pour les animaux valent toutes les difficultés ».

Les bergers dans les Pyrénées face aux attaques d’ours

Les attaques d’ours ont augmenté de 21% entre janvier et juillet 2023 dans les Pyrénées. Les bergers, chargés de surveiller les troupeaux en estive, sont les premiers témoins de ces assauts. Pablo Garcia est l’un d’entre eux. Il travaille en Ariège et témoigne de l’amour de son métier, mais aussi du stress, de l’isolement et de la peur qui font partie de son quotidien.

Partie 1 : La surveillance des brebis face à l’ours en estive

Pablo Garcia est berger en Ariège et il surveille un troupeau de 1750 brebis. Depuis la réimplantation de l’ours dans les Pyrénées, son quotidien en estive a changé. Il ne peut plus rester seul, alors il travaille en collaboration avec sa copine. Deux, parfois trois bergers sont nécessaires pour surveiller les troupeaux jour et nuit. Malgré cela, le risque d’attaque d’ours est toujours présent, et la dernière attaque a eu lieu cette nuit-là. Pablo a ainsi perdu au moins deux de ses brebis.

Partie 2 : Les dangers de l’ours en estive

L’ours n’est jamais très loin en Ariège où vit 90% de la population des plantigrades. Bien que Pablo soit habitué à le voir en estive, il risque néanmoins sans cesse sa vie pour protéger son troupeau. Il explique qu’il a déjà vécu une charge d’ours dans son secteur qui l’a projeté violemment. Pablo a perdu connaissance pendant une demi-heure dans cet incident. L’ours peut même tuer plusieurs brebis sans les manger, simplement pour le plaisir.

Partie 3 : Le stress et l’isolement des bergers

L’isolement et le stress font partie du quotidien des bergers en estive. Ils travaillent sans moyens de défense dans des zones blanches où aucune communication n’est possible. D’où le stress de Pablo, qui revient chaque été, et les cauchemars qui en découlent. La Mutualité Sociale Agricole offre une aide d’urgence psychologique aux bergers qui en auraient besoin, mais Pablo n’a jamais fait appel à ce service. Les bergers n’ont pas reçu de réponse à leur lettre écrite en mars aux élus et aux responsables de l’État pour dénoncer cette insécurité et demander la mise en place de moyens supplémentaires.

En conclusion, les bergers sont de plus en plus difficiles à trouver pour surveiller les troupeaux en estive en Ariège, faute de mesures de sécurité suffisantes. Leur métier n’est pas sans risque, mais ils aiment suffisamment leur travail et la montagne pour ne pas l’abandonner.

source : france3-regions.francetvinfo.fr

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