Le terme « bio » ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pesticides : en effet, il existe des centaines de substances naturelles autorisées dans ce secteur pour les traitements. Cependant, est-ce que quelqu’un contrôle l’usage de ces produits, sachant que certains peuvent être nocifs ? Vous pouvez découvrir cela lors de l’enquête réalisée par « Cash Investigation », diffusée mardi 6 juin à 21h10 sur la chaîne France 2.
Les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique sont souvent considérés comme meilleurs pour notre santé, car ils sont censés être exempts de pesticides et sont légèrement plus chers. Cependant, l’appellation « bio » ne signifie pas nécessairement l’absence de pesticides. En effet, des centaines de produits d’origine naturelle sont autorisés dans l’agriculture biologique pour les traitements.
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Certains de ces produits peuvent s’avérer dangereux, comme le BT, l’insecticide le plus utilisé dans l’agriculture biologique, ou le Spinosad, particulièrement efficace contre les chenilles. Ce dernier est non seulement un tueur d’abeilles redoutable, mais il est également soupçonné par l’Autorité européenne de sécurité des aliments d’être un perturbateur endocrinien.
Quel organisme est chargé du contrôle ?
Alors, qui est chargé de surveiller l’utilisation de ces produits, dont certains sont loin d’être inoffensifs? L’émission « Cash Investigation » révèle qu’il ne s’agit pas de l’organisme normalement responsable du contrôle de l’agriculture biologique. L’équipe d’Elise Lucet a mené une enquête au sein de la Commission européenne pour comprendre qui décide de mettre sur le marché ces bioproduits. Ils ont découvert un comité dont le fonctionnement manque sérieusement de transparence.
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« Cultivé sans pesticides » ne veut pas forcément dire bio
Dans les supermarchés également, on trouve de plus en plus de fruits et légumes portant la mention « cultivés sans pesticides », sans pour autant être certifiés biologiques. Les agriculteurs utilisent fréquemment des produits de biocontrôle, c’est-à-dire des pesticides d’origine naturelle. Les fabricants de ces produits se livrent à une lutte acharnée pour conquérir des parts de marché, et certains utiliseraient des méthodes qui ne respectent pas forcément la légalité.
Pour finir, les jardineries proposent désormais des produits naturels qui ont remplacé les pesticides chimiques. L’un des produits les plus vendus est le pyrèthre, un insecticide à base de fleurs. Les journalistes de « Cash Investigation » ont suivi la filière de production de ce bioproduit jusqu’au Kenya. Ils ont découvert que le pyrèthre n’est ni aussi éthique ni aussi naturel qu’il n’y parait.
« Alerte sur le bio! », une enquête de François Cardona, a été diffusée le 6 juin 2023 à 21h10 sur France 2. Suite à cette enquête inédite, un grand débat a été organisé avec des invités variés, tels que des agriculteurs, des responsables associatifs et d’autres acteurs du secteur. Les journalistes ont soulevé des questions pertinentes et proposé des solutions pour améliorer l’agriculture biologique et assurer une meilleure qualité des produits.
Je suis Nicolas Lepetit, rédacteur expérimenté et pilier éditorial de LaPauseInfo.fr depuis 2015. Passionné par l’impact de la technologie sur la société, j’ai développé une expertise particulière dans les domaines de l’innovation, de la politique et de l’économie numérique.
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