Agence du médicament saisit justice: étude hydroxychloroquine co-signée Didier Raoult

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’utilisation de l’hydroxychloroquine par le docteur Raoult pour soigner des patients atteints par le Covid « aurait nécessité un accord favorable d’un comité de défense des individus ainsi qu’une permission officielle. » Un groupe de médecins a, dernièrement, décrit cette méthode comme étant « le plus vaste essai de traitement non contrôlé jamais observé. »

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a déclaré qu’elle « prévoit de saisir la justice » concernant la publication d’une étude « pre-print » controversée coécrite par Didier Raoult, selon des informations recueillies par franceinfo le 3 juin.

En mars, l’ancien directeur de l’IHU de Marseille avait publié une étude concernant l’efficacité supposée de traitements tels que l’hydroxychloroquine. Il s’agissait d’un « pre-print », c’est-à-dire une version non relue par des pairs, portant sur plus de 30 000 patients atteints de Covid. « Après examen, nous confirmons que cette étude peut être considérée comme une RIPH de catégorie 1 », déclare l’ANSM. « Cette étude aurait donc dû recevoir un avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP) et une autorisation de l’ANSM pour être mise en place », ajoute l’agence.

Au début de la semaine, cette publication avait été qualifiée de « plus grand essai thérapeutique ‘sauvage’ connu » par 16 sociétés savantes de médecine dans une tribune publiée dans le journal Le Monde.

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