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VIDEO Patrick Pelloux pleure les "siens" qu'il n'a pas pu sauver

Charlie Hebdo, Patrick Pelloux raconte sa journée du mercredi 7 janvier sur le plateau de iTélé.

“J’ai perdu les miens”

Visiblement encore bouleversĂ© par les Ă©vĂ©nements de la journĂ©e prĂ©cĂ©dente, le chroniqueur Ă  Charlie Hebdo Patrick Pelloux a confiĂ© ses regrets et ses sentiments après l’attentat qui a visĂ© son journal, mercredi. Le mĂ©decin urgentiste qui s’occupe d’une chronique dans Charlie Hebdo faisait partie des personnes qui devaient ĂŞtre Ă  la confĂ©rence de la rĂ©daction ce matin lĂ . Il Ă©tait Ă  200 mètres des locaux lorsqu’on l’a prĂ©venu de l’attentat. Lui qui avait cru Ă  une mauvaise blague dans un premier temps, s’est finalement rendu compte du dĂ©sastre causĂ© par l’attaque une fois arrivĂ© sur les lieux. Patrick Pelloux avait dĂ©couvert des corps gisant un peu partout dans les bureaux de l’hebdomadaire. En gardant son sang froid, il a pu participer au sauvetage de quelques employĂ©s qui sont maintenant hors de danger. Par contre, il a Ă©galement constatĂ© que bon nombre de ses amis et collègues ont perdu la vie.
“C’Ă©tait horrible. Il y en a beaucoup qui Ă©taient dĂ©jĂ  partis parce qu’ils les ont abattu comme dans des exĂ©cutions. On a rĂ©ussi Ă  sauver les autres qui, Ă  priori, vont bien”.

François Hollande s’est rendu sur place

La première rĂ©action de Patrick Pelloux après avoir constatĂ© les dĂ©gâts Ă©tait de prĂ©venir le prĂ©sident François Hollande. Ce dernier qui avait entretenu une relation exceptionnelle avec Cabu et Bernard Maris, deux dessinateurs de Charlie Hebdo, s’est très vite rendu sur place quelques minutes après.

Une menace mise à exécution

Tout le monde chez Charlie Hebdo savait que le journal vivait depuis longtemps sous  la menace. Patrick Pelloux a d’ailleurs confirmĂ© que lundi 5 janvier, Charb – le directeur de la rĂ©daction de l’hebdomadaire avait encore soulevĂ© cette situation dans laquelle le journal se trouvait.
“Lundi soir, j’ai dĂ®nĂ© avec Charb et Luz et on riait de la nouvelle annĂ©e. Charb en avait un peu assez de sa protection. Mais il me protĂ©geait beaucoup des risques et il n’a pas voulu me dire en fait. Il savait que dans tous les meetings des milieux intĂ©gristes Ă  travers le monde, Charlie Hebdo revenait tout le temps. Nous Ă©tions un ennemi de papier et de crayon.”

“Il n’y a aucune haine Ă  avoir contre les musulmans”

Le visage mouillĂ© par les larmes, Patrick Pelloux se dĂ©finit comme un miraculĂ© qui n’a pourtant pas pu sauver ses amis. Pour sa part, la mort de Charb, Cabu, Wolinski, Bernard Maris, HonorĂ©, Elsa, Tignous, Mustapha, et du garde chargĂ© de les protĂ©ger va pousser le journal à continuer Ă  mettre Ă  l’Ă©crit toutes les injustices de ce monde.
“Le journal va continuer parce qu’ils n’ont pas gagnĂ©. Ça va ĂŞtre difficile. On va l’Ă©crire avec nos larmes.”
Le chroniqueur de confier par ailleurs qu’il n’y a pas lieu de faire une vengeance car pour lui,
“Il n’y a aucune haine Ă  avoir contre les musulmans. Chacun, devant chez lui, doit faire vivre les valeurs de la RĂ©publique.”

Patrick Pelloux en larmes à la télé

http://www.dailymotion.com/video/x2e8r40_l-emouvant-temoignage-de-patrick-pelloux-premier-arrive-sur-les-lieux-de-l-attentat-de-charlie-hebdo_news]]>

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