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En Tunisie, un manifestant est mort asphyxié par les gaz lacrymogènes de la police afin de mettre fin à une manifestation contre la réouverture d’une décharge dans le centre-est du pays, à Aguereb

Crédit photo : HOUSSEM ZOUARI / AFP

L’homme était âgé de 35 ans et décédé dans la nuit de lundi à mardi après avoir inhalé des gaz lacrymogènes dans la région de Sfax qui fait face depuis plusieurs semaines à des mouvements de protestation à cause d’un problème de déchets qui envahissent les rues et les trottoirs depuis au moins 40 jours et qui affectent la santé des habitants.

« Abderrazek Lacheheb a été transféré à l’hôpital d’Aguereb pour asphyxie », selon un responsable de l’établissement. « Il est arrivé vivant, mais après des tirs massifs du lacrymogène devant l’hôpital [pour disperser un groupe de manifestants], il est mort (…). C’est la police qui l’a tué », selon son cousin Houcine Lacheheb, de son côté.

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer la cause de sa mort mais le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), une ONG a affirmé que « l’usage massif du gaz lacrymogène a causé la mort d’Abderrazek Lacheheb » puisque la ville « a connu une violente intervention sécuritaire lundi soir pour forcer la réouverture de la décharge de Qena ».

Le président tunisien Kaïs Saïd, le Premier ministre, Najla Bouden et ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine s’étaient réunis lundi et avaient souligné l’urgence de résoudre ce problème de déchets à Sfax.

Source : France 24

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