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Madagascar : il est nécessaire d’empêcher l’entrée des variants

Le renforcement des contrôles sanitaires aux frontières a été annoncé. La situation épidémiologique du pays justifie pleinement cette mesure. La progression des contaminations dans plusieurs régions et notamment dans celle d’Analamanga éveille les plus vives inquiétudes. Le variant dont la virulence provoque des ravages meurtriers dans la population met les autorités en émoi. On est sûr que c’est un virus mutant venu de l’extérieur. On dit que c’est le virus sud-africain, mais aucune voix autorisée ne le confirme. La multiplication des patrouilles militaires le long des côtes a stoppé les entrées des clandestins dans la Grande île, mais le mal est fait. L’arrêt des vols internationaux n’est pas effectif puisque des vols de rapatriement sont organisés régulièrement. L’épée de Damoclès des variants est donc toujours suspendue sur nos têtes.

On a beaucoup parlé du variant sud-africain du fait de la promiscuité de l’Afrique du Sud avec notre pays. Il a été présent à Mayotte et aux Comores. Il est donc venu chez nous à cause de la porosité de nos frontières. En Europe, on parle beaucoup du variant anglais, on appréhende la contamination des personnes par le variant brésilien. Des cas ont déjà été constatés. C’est la raison pour laquelle les vols en provenance du Brésil ont été suspendus. Les autorités sanitaires françaises tournent maintenant les yeux vers l’Inde qui connaît une explosion exponentielle de l’épidémie. Les chiffres sont effarants. Il y a 300 000 cas positifs par jour. Les morts se comptent par centaines de milliers. Le variant indien existe donc bel et bien et il est dangereux. Les autorités indiennes ont décidé de stopper l’exportation de vaccins pour pouvoir les administrer à leur population. L’alerte est donc sérieuse et tous les pays surveillent très attentivement la situation. Madagascar n’a plus de liaisons aériennes avec l’Inde, depuis l’annonce de la suspension des vols extérieurs, mais on n’est pas à l’abri d’une contamination venant d’un passager d’un vol d’Air Madagascar qui a été autorisé. On sait que les autorités sont extrêmement vigilantes, mais Madagascar n’a pas les moyens de supporter le calvaire connu par l’Inde ou le Brésil.

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