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Lutte contre le « kere » à Madagascar : 1,5 million d’euros de la France pour le Grand Sud

En réponse à l’appel flash des Nations Unies lancé le 18 janvier 2021 pour lutter contre le « kere » dans le Grand Sud de Madagascar, la France contribue à hauteur de 1,5 million d’euros pour venir en aide aux populations de cette partie de la Grande île touchées par la sécheresse et la malnutrition.

Le million et demi d’euros remis par la France constitue la première tranche de l’aide alimentaire programmée pour 2021 par la France en faveur de Madagascar. Les financements seront destinés à quatre projets portés par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et par trois ONG françaises : GRET, « Action contre la faim » et « Humanité et Inclusion ». Ces financements permettront de venir en aide à plus de 50 000 personnes. Les projets retenus, conformes aux engagements et aux priorités françaises en matière d’aide alimentaire, se déploient dans des zones particulièrement à risque en termes de sécurité nutritionnelle et sont destinés à améliorer la situation nutritionnelle des populations concernées.

750 000 € en faveur du PAM. Dans le cadre du projet financé, le PAM cherche à prévenir la malnutrition en augmentant l’accès des femmes enceintes et allaitantes (plus de 1200 femmes concernées) et des enfants de 6 à 23 mois (près de 1800 concernés) à des aliments nutritifs adaptés et à traiter près de 20 000 enfants de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aigüe modérée dans les communes d’Anavoha et d’Androimpano dans le district d’Ampanihy, dans la région d’Atsimo- Andrefana.

300 000 € en faveur de l’ONG GRET. Le projet du GRET, complémentaire à celui du PAM car ciblant des zones différentes, concerne les deux principales communes du district d’Ambovombe dans la région d’Androy, où la population est fortement touchée par une malnutrition aigüe et dispose d’un faible accès aux services de nutrition communautaire. L’objectif de l’ONG est de consolider la prise en charge des enfants en malnutrition aigüe modérée par des rations de décharge, de poursuivre les activités de filets sociaux en faveur des mères d’enfants de 6 à 24 mois et des femmes enceintes et allaitantes pendant la période de soudure et d’améliorer les pratiques alimentaires. Le projet prévoit enfin un accompagnement de ces activités par l’éducation de la population aux bonnes pratiques d’alimentation, de soins et d’hygiène, en valorisant les légumineuses et céréales locales.

250 000 € en faveur d’Action Contre la Faim. Le projet a pour objectif d’améliorer la sécurité nutritionnelle des groupes vulnérables, en améliorant l’accès aux services de prise en charge de la malnutrition aiguë et en renforçant les groupements de femmes pour la résilience, l’autonomie et la diversification alimentaire. Il est, lui aussi, complémentaire du projet du PAM puisqu’il se déploie dans des zones non couvertes par ce projet. Ce projet a pour objectifs de soutenir les actions en faveur de la sécurité alimentaire dans le moyen et long terme en recourant aux pratiques permettant de renforcer l’autonomie et la résilience des ménages et à renforcer la prévention et le traitement de la malnutrition. Il propose pour cela d’améliorer l’accès et la qualité des services de prise en charge de la malnutrition aigüe modérée à travers la mise en place d’une stratégie avancée de cliniques mobiles déployées dans le Grand Sud et de renforcer durablement la capacité des ménages vulnérables à satisfaire leur moyen d’existence, à améliorer et diversifier leur sécurité nutritionnelle en favorisant les groupements féminins. Il bénéficiera directement à plus de 11 000 personnes dont 10 000 enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition aigüe.

200 000 € en faveur d’Humanité et Inclusion. Le projet de l’ONG « Humanité et Inclusion » a pour objectif d’apporter une aide alimentaire d’urgence à des personnes handicapées et leurs ménages dans la région d’Atsimo-Andrefana afin de réduire les risques nutritionnels liés à la sécheresse dans le Grand Sud, tout en accompagnant les services médicaux à la réduction du handicap chez les enfants de 0 à 5 ans en situation de malnutrition ou sous-nutrition. Il bénéficiera directement à plus de 1000 personnes handicapées et leurs ménages (soit plus de 5000 personnes) et à environ 800 enfants de 0 à 5 ans en situation de malnutrition et à leurs parents.

Les trois ONG françaises, très présentes dans le sud du pays, travaillent ensemble afin d’élaborer une stratégie commune de prise en charge notamment des enfants malnutris. Leurs actions sont donc complémentaires et donc rendues plus efficaces encore.

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