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L’OMS se met au côté de Madagascar pour combattre le Corona Virus

Le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Sante le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus en visioconférence avec Andry Rajoelina Président de Madagascar

Les nuages dans la relation de Madagascar et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se dissous enfin.

L’OMS change de ton par rapport au Covid-Organics (Tambavy CVO) et propose même que celui-ci sera soumis aux essais cliniques dans le cadre du « Solidarity Trial ».

A l’initiative de l’OMS, la « Solidarity Trial » est un programme d’essais cliniques d’envergure internationale. Le but étant de trouver « le plus rapidement possible » un traitement efficace « pour ralentir la propagation ou soigner », le Corona virus. Cette proposition, convenu entre le chef d’Etat malagasy Andry Rajoelina et le numéro 1 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, indique que cette dernière porte un nouveau regard sur le « Tambavy CVO » ou Covid-organics. A l’allure où vont les choses, l’OMS est en passe de reconnaitre cette solution malagasy contre la pandémie du Corona virus. « Vous avez su anticipé les risques de propagation. Comparer aux autres pays, l’on peut affirmer que les mesures que vous avez utilisé ont été efficaces pour maîtriser la pandémie », reconnait-il. Il a encouragé Madagascar à poursuivre l’application de ces mesures et continuer sur sa lancée dans le cadre de la gestion du COVID-19.

L’entretien de mercredi dernier, par visioconférence, entre ces deux personnalités, atténue par ailleurs les tensions entre la Grande-île et l’OMS. Il y a encore quelques jours, Madagascar et l’OMS étaient à couteaux tirés. En cause, une sortie médiatique du Dr Matshidiso Moeti, directrice du bureau Afrique de l’Organisation, en début Mai. Elle avait exhorté les autorités malagasy à « faire tester son produit lors d’essais cliniques, afin de vérifier son efficacité et sa sécurité sur la population ». De son côté, le Président malagasy a répliqué à cette dernière en lançant sur France 24 et RFI le 12 Mai, que « rien ne nous empêchera d’avancer, ni un pays ni une organisation ». La publication, sur le site de l’OMS, des résultats des tests de dépistage de la COVID-19, du 06 Mai, que l’Etat considère comme « erronés » a mis de l’huile sur le feu.

Cet entretien a donc pu donner une occasion pour les deux personnalités de tirer les choses au clair et de trouver un terrain d’entente pour se donner la main dans le combat contre le COVID-19. Andry Rajoelina a apporté des éléments explicatifs sur le « Tambavy CVO » qui est une décoction à base d’Artemisia et composée d’autres plantes endémiques de Madagascar. « Ce remède a fait l’objet d’une observation clinique et son efficacité a été prouvée car il a guéri plusieurs  malades du Coronavirus dans notre pays », a-t-il soutenu.

Au sujet du « Tambavy CVO », le boss de l’OMS propose une collaboration entre les scientifiques malagasy et ceux de l’unité de médecine traditionnelle de l’Organisation. A l’entendre, l’OMS reste intransigeant sur le respect du protocole d’essais cliniques.

« Nous accueillons  chaleureusement l’opportunité de travailler avec vous. Nous allons vous aider à peaufiner les protocoles en cas de besoin…Nous serons heureux d’être votre partenaire dans ce projet ». Ces propos sont du Directeur Général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Gerereyesus.

Aussi ce dernier a indiqué à Andry Rajoelina que l’unité de médecine traditionnelle « peut être impliqué et nous pouvons travailler avec vous pour affiner les protocoles et vous aider à réussir les essais cliniques ». Que l’Organisation peut « vous aider pour que cela soit aussi scientifique que possible et lorsque les résultats sortiront, ils soient acceptables à l’échelle mondiale ».

Cependant Andry Rajoelina a avancé comme préalable la signature d’un accord de confidentialité pour sécuriser les autres plantes, aussi que les éléments qui caractérisent, outre l’Artemisia, le « Tambavy CVO ». Une condition que le numéro 1 de l’OMS a tout de suite acceptée.

Ce remède traditionnel amélioré de l’Institut Malgache des Recherches Appliquées (IMRA) va donc être soumis à des essais cliniques dans plusieurs pays. Et ce dans le cadre de l’initiative « Solidarity Trial » de l’OMS. Dont la condition requise est la signature d’une clause de confidentialité sur la formule de ces traitements « made in Madagascar ».

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