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Une caissière licenciée pour avoir fait "trop de fautes d'orthographe"

Une faute grave ? Contrairement à ce que beaucoup vont penser, Lucie ne travaille pas comme journaliste ou comme secrétaire ou assistante ( des postes nécessitant davantage un bon français à l’écrit). Elle était caissière dans un supermarché lorsqu’elle a dû arrêter de travailler pendant deux ans suite à un accident de travail. Mais au moment où elle voulait reprendre du service, on a voulu la reclasser en la faisant passer un test d’orthographe. Son employeur a en effet confié avoir remarqué plus de 19 fautes d’orthographe dans son test et a décidé de ne pas lui donner le poste.

Licenciement abusif

Pour l’avocat de Lucie, les 19 erreurs d’orthographe signalés par son employeur ne sont qu’un prétexte pour la renvoyer de l’entreprise. En effet, le système de comptabilisation des fautes aurait pris en compte les espaces en trop, les virgules en trop, les majuscules manquantes, etc.
“Tout ça, ce n’est pas de l’orthographe. Donc sur 19 fautes, moi, je n’en compte que quatre. On n’a pas la même façon de compter.”
Le tribunal en charge de cette affaire a finalement donné raison à l’employeur qui n’a pas voulu commenter sa décision, tout comme l’avocat qui l’a représenté.  ]]>

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