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Libye : Le gouvernement de l’Est cède le pouvoir au Premier ministre de transition

Après le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, le gouvernement parallèle de l’Est libyen a remis le pouvoir, mardi, au nouvel exécutif unifié, dirigé par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, en attendant des élections prévues en décembre.

Le gouvernement parallèle situé dans l’Est de la Libye, non reconnu par la communauté internationale, a officiellement remis le pouvoir, mardi 24 mars, au nouvel exécutif unifié du Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, lors d’une cérémonie à Benghazi.

La passation s’est déroulée au siège du gouvernement parallèle de l’Est, dirigé jusqu’à ce jour par Abdellah al-Theni.

Le nouveau gouvernement unifié était représenté par Hussein Attiya al-Gotrani, un des deux vice-Premiers ministres d’Abdelhamid Dbeibah, accompagné de quelques ministres. “La phase de divisions est terminée (…), le gouvernement d’union nationale est au service de tous les citoyens, quelle que soit leur région”, a déclaré Hussein Attiya al-Gotrani dans un bref discours.

La Libye tente de s’extraire d’une décennie de conflit, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, un chaos marqué par l’existence ces dernières années de pouvoirs rivaux, l’un à Tripoli et l’autre à l’Est du pays.

Ces deux gouvernements sont désormais réunis au sein du nouvel exécutif libyen, constitué du gouvernement Dbeibah et d’un conseil présidentiel de trois membres, désigné le 5 février par 75 responsables libyens de tous bords réunis à Genève sous l’égide de l’ONU.

S’en est suivi un vote de confiance “historique” du Parlement, début mars. Historique, car le Parlement basé à Tobrouk, dans l’est du pays et hostile au pouvoir de Tripoli, a décidé de soutenir l’unification du pays.

Ce processus politique devrait donc permettre de clore le chapitre sanglant des divisions. Le nouvel exécutif doit désormais mener la transition en Libye jusqu’à des élections nationales prévues le 24 décembre.

Le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, installé en 2016 dans l’ouest de la Libye et reconnu par l’ONU, avait lui aussi remis le pouvoir au gouvernement Dbeibah et au Conseil présidentiel le 16 mars.

Lui aussi issu d’un accord politique parrainé par l’ONU, le GNA n’avait jamais obtenu la confiance du Parlement et se disputait depuis le pouvoir avec les autorités parallèles de l’Est.

Si le gouvernement de l’Est a accepté mardi de remettre son pouvoir au nouvel exécutif, il reste le cas du maréchal Khalifa Haftar. L’Est est contrôlé de facto par ce militaire septuagénaire, chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), qui n’a officiellement pas pris part aux pourparlers politiques. Un certain flou entoure son avenir politique, alors que sa légitimité est de plus en plus remise en cause, y compris dans son fief.

Autre défi de taille : sur le terrain, la diplomatie sera confrontée à la réalité des milices qui continuent de s’affronter, y compris au sein d’un même camp.

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