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L’Euro-2021 sans supporters est improbable selon l’UEFA

Puskas Arena en Budapest
Puskas Arena en Budapest

L’UEFA refuse que l’Euro de football se déroule sans public. Du public à tout prix. L’UEFA a annoncé, mercredi 17 mars, qu’elle dévoilerait son plan final d’organisation de l’Euro-2021 de football d’ici la fin avril. L’instance exclut que les matches se déroulent sans public et n’écarte donc pas l’idée de déplacer certaines rencontres en fonction de la situation sanitaire pour éviter les huis clos.

Dimanche, le patron de l’UEFA, Aleksander Ceferin, avait affirmé au journal croate Sportske Novosti que les matches de l’Euro (11 juin-11 juillet), déjà reportés d’un an en raison de la pandémie, ne seraient pas disputés devant des tribunes vides. Tous les hôtes devront garantir la présence des supporters, avait insisté le dirigeant, alors que l’instance envisageait jusque-là quatre options pour chaque ville : stade plein, 50 à 100 % de spectateurs, 20 à 30 %, ou un huis clos.

Alors que la propagation des variants du Covid-19 empêche tout relâchement des précautions sanitaires en Europe, une telle exigence pourrait impliquer un regroupement du tournoi dans “dix ou onze pays” plutôt que douze, d’après le patron de l’UEFA.

Les organisateurs allemands de l’Euro-2021, qui doivent accueillir quatre matches à Munich, ont sèchement réagi. Un retrait de Munich n’a jamais été et n’est pas à l’ordre du jour, déclare dans un communiqué le comité d’organisation allemand. Évidemment, il serait préférable d’accueillir du public, poursuivent les organisateurs, “mais actuellement, ce sont les règlements sanitaires de la Bavière qui prévalent”. Le maire de Munich, Dieter Reiter, a également déploré cette annonce unilatérale de l’UEFA : “Je souhaiterais que les responsables de l’UEFA, tout particulièrement en cette période, cherchent à entrer en contact directement avec les villes hôtes afin de rechercher ensemble une solution”, a-t-il dit. Dans l’état actuel des choses , a poursuivi le maire, il est simplement impossible de dire si le niveau d’infection de la pandémie de Covid-19 permettra d’admettre des spectateurs en juin ou non. Mais il est clair qu’avec les règlements actuellement en vigueur, des manifestations de cette nature avec spectateurs ne sont pas autorisées.

La présidente sociale-démocrate (SPD) de la commission des Sports au Bundestag (chambre basse du parlement), Dagmar Freitag, a pour sa part pris à partie l’instance européenne: “Compte tenu des défis liés à la pandémie auxquels les douze pays hôtes doivent encore faire face, la demande de l’UEFA est ignorante et irresponsable, mais c’est tout sauf surprenant pour moi”, a-t-elle dit.

Déjà compliqué d’un point de vue logistique, cet Euro paneuropéen suscite des doutes depuis des mois en raison des restrictions de déplacement variables d’un pays à l’autre, laissant délégations et supporters dans le flou. Mais ce format “est aussi une chance”, parce que “si on ne peut plus rien faire dans un pays, il en reste onze autres dans lesquels les préparatifs sont déjà en cours”, argumentait début mars le médecin Daniel Koch, ancien “M. Covid” de la Suisse devenu le conseiller sanitaire de l’UEFA.

L’instance européenne a donné jusqu’au 7 avril à chaque ville pour “soumettre leur scénario”, et compte trancher “au plus tard” lors de son comité exécutif le 19 avril, à la veille de son congrès annuel prévu à Montreux.

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