La rue Jeanne-d’Arc à Rouen : histoire et controverses autour de l’actu 76

Dans le cadre de l’actualité rouennaise, la rue Jeanne-d’Arc continue de susciter des débats parmi les habitants. Retour sur l’histoire de cette rue emblématique et les enjeux actuels liés à sa transformation.

Une rue au cœur du patrimoine rouennais

Selon Jacques Tanguy, historien local, la rue Jeanne-d’Arc constitue aujourd’hui le patrimoine de Rouen. Cette artère, qui forme l’un des axes principaux de la ville, est pourtant une création récente puisqu’elle date du XIXe siècle. Elle a été construite dans le cadre d’un vaste projet d’urbanisme visant à moderniser la ville et à faciliter la circulation. Depuis lors, elle n’a cessé d’évoluer, s’adaptant aux besoins et aux attentes des Rouennais.

Des transformations successives

Depuis sa création, la rue Jeanne-d’Arc a connu plusieurs phases de transformation :

  • Le percement initial au XIXe siècle, permettant de relier la place du Vieux-Marché à la gare Saint-Sever ;
  • L’aménagement de la voie ferrée dans les années 1930, modifiant son tracé et entraînant la destruction de certains immeubles ;
  • La requalification de la rue en zone piétonne dans les années 1980, entraînant la disparition des voitures et l’installation de commerces ;
  • La rénovation récente de la rue depuis l’été 2022, avec la création de nouvelles intersections piétonnes.

Ces différentes transformations ont permis d’améliorer la fonctionnalité et l’attractivité de la rue, mais elles ont également suscité des controverses parmi les habitants et les usagers.

Des débats autour de la piétonnisation

Depuis sa transformation en zone piétonne, la rue Jeanne-d’Arc connaît un succès mitigé. Certains habitants ont eu du mal à s’approprier ses nouvelles intersections piétonnes et déplorent la diminution du stationnement automobile. Plus récemment encore, la question de son éventuelle piétonnisation a fait resurgir d’anciens débats.

  • Les partisans de la piétonnisation mettent en avant le confort des piétons, la valorisation du patrimoine architectural et une meilleure qualité de l’air ;
  • Les opposants craignent une baisse de fréquentation des commerces et une saturation des autres axes routiers environnants.

Dans ce contexte, il semble difficile de trouver un consensus pour répondre aux attentes de tous les Rouennais.

Quel avenir pour la rue Jeanne-d’Arc ?

Malgré les controverses, la municipalité de Rouen reste engagée dans la transformation de la rue Jeanne-d’Arc, considérée comme un enjeu majeur pour l’attractivité et le développement de la ville. Plusieurs projets sont à l’étude :

  • La réhabilitation des immeubles anciens et la mise en valeur du patrimoine bâti ;
  • L’aménagement d’espaces verts et de lieux de convivialité ;
  • Le renforcement de la mixité sociale et fonctionnelle, avec une diversification de l’offre commerciale et la création de logements.

Ces projets s’inscrivent dans une démarche globale visant à redynamiser la rue Jeanne-d’Arc et à renforcer son attractivité auprès des habitants et des visiteurs. Ils devront néanmoins prendre en compte les controverses liées à sa piétonnisation et aux nouvelles intersections piétonnes afin de concilier au mieux les différents intérêts en jeu.

Une concertation nécessaire

Pour parvenir à un consensus autour de l’avenir de la rue Jeanne-d’Arc, il apparaît essentiel d’instaurer une concertation entre les différents acteurs concernés : riverains, commerçants, associations, élus locaux, etc. Cette concertation permettrait de définir des objectifs communs et de concevoir des aménagements répondant aux besoins et aux attentes de chacun.

Ainsi, malgré les controverses et les difficultés rencontrées, la rue Jeanne-d’Arc reste un enjeu majeur pour la ville de Rouen et son avenir. Son histoire et ses transformations successives témoignent de la capacité d’adaptation de cette artère, qui continue à façonner le visage de la cité. Il appartient désormais aux Rouennais de s’approprier cet espace et de contribuer à son évolution, afin de faire rayonner leur patrimoine et leur identité.