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Syrie : l’industrie du cigare, un produit de niche en phase de développement malgré la guerre.

Une industrie remise sur les rails Dans une grande salle, les 130 ouvrières et six hommes s’activent sous les portraits du président Bachar-al-Assad et de son père décédé. Ces employés trient, tassent et roulent les feuilles de tabac brun. Actuellement, quelques 500 cigares par jour sont fabriqués. Même, si au départ, l’apprentissage était laborieux. Selon une ouvrière, Oum Ali, trois années lui ont été nécessaires pour apprendre à la perfection, l’art de rouler les cigares, alors qu’elle était plutôt habituée à faire des feuilles de vignes farcies. Oum Ali, qui a appris son métier grâce à internet, est fière actuellement du cigare 100% syrien qu’elle contribue à fabriquer. Quelques exemplaires sont pour l’instant, diffusés à des personnalités pour tester le goût et la qualité. L’ingénieur Houssam Mahmoud ambitionne de « défier l’embargo en créant un produit rentable, tout en faisant travailler la main-d’œuvre ». Selon le directeur adjoint, Salmane al-Abbas, l’entreprise lancera ses cigares sur le marché intérieur, et tentera d’exporter vers des pays amis tels l’Iran, la Russie, la Chine, et en Afrique. Ces pays soutiennent, effectivement, le régime de Damas depuis quatre ans. Même si le cigare demeure un produit de riche en Syrie, Salmane al-Abbas s’attend à ce que le cigare syrien puisse concurrencer les cigares cubains, dans le futur.]]>

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