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France : la vaccination pour stopper le Covid-19

En l’absence de mesures fortes pour casser la courbe de l’épidémie, l’exécutif mise beaucoup sur la vaccination. Cette stratégie risquée alerte plusieurs scientifiques.

Des centres de vaccination géants, la mobilisation de l’armée et des pompiers, et un objectif de 30 millions de primo-vaccinés en juin. La France mise gros sur la vaccination, pour lutter contre le Covid-19. Au point de ne miser que sur la vaccination, déplorent plusieurs scientifiques en référence aux dernières mesures prises par l’exécutif qu’ils jugent insuffisantes pour casser la courbe de l’épidémie.

Une stratégie axée uniquement sur la vaccination risque de ne pas suffire à court terme face au Covid. “Les vaccins ne sont qu’une partie de la réponse à la pandémie. Ils font partie de la solution, mais à eux seuls, ils ne mettront pas fin à la pandémie. Il faut conserver la distanciation physique, les masques, le lavage des mains, l’aération et éviter les regroupements importants”, rappelait le 17 mars le docteur Mike Ryan, directeur de la gestion des crises sanitaires à l’Organisation Mondiale de la Santé.

Une vaccination de masse ne produit pas un effet immédiat sur l’épidémie. La protection assurée par les vaccins n’apparaît en moyenne que deux semaines après la première injection et n’est pleinement atteinte qu’une semaine après la deuxième dose, soit un à trois mois après la première dose selon les vaccins administrés. Alors que la deuxième dose de Pfizer est administrée 21 jours après la première, celle d’Astra Zeneca ne l’est que 9 à 12 semaines plus tard. Jamais une campagne de vaccination ne pourra aller plus vite que des contaminations exponentielles, comme c’est le cas actuellement.

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