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Féminicide à Mérignac : un conseil de discipline pour les policiers impliqués dans cette affaire

Crédit photo : Medhi Fedouach / AFP

Le directeur général de la police nationale les convoquera pour une « succession de fautes professionnelles et des erreurs d’appréciation » et une vie perdue, cinq mois après la mort de Chahinez Boutaa le 5 mai 2021, immolée par le feu, par son mari dans la rue devant sa maison.

L’homme était libéré en décembre 2020 après avoir été incarcéré pour violences conjugales sur sa femme mais cette dernière n’avait pas été informée. Il l’avait ensuite agressé une nouvelle fois quelques semaines avant sa mort. Mais apparemment la plainte qu’elle a faite n’était pas pris assez sérieuse.

En juin, un rapport d’inspection avait révélé que la plainte pour « violences faites aux femmes » était mal complétée par l’agent et non transmise au parquet du tribunal de Bordeaux avec les documents. Puis afin de retrouver le mari agressif, personne n’avait pris la peine de surveiller la maison de la jeune mère de trois enfants. « Il est incompréhensible qu’aucun cadre n’ait saisi l’unité départementale de protection de la famille capable de mener une vraie chasse au mari violent, déjà condamné à plusieurs mois de prison ferme. »

Tous les agents de police concernés par le dossier après s’être auditionnés par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vont recevoir une convocation du directeur général de la police nationale.

 

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