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Éthiopie : Retrait “rapide” des forces érythréennes au Tigré exigé par le G7

Une semaine jour pour jour après l’annonce du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed du retrait des forces érythréennes du Tigré, le G7 réclame des garanties. Les chefs de la diplomatie de l’Allemagne, la France, l’Italie, les États-Unis, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni ont demandé, dans une déclaration rendue publique vendredi 2 avril par Berlin, un retrait “rapide, inconditionnel et vérifiable” des forces érythréennes de la région du Tigré, en Éthiopie.

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 réclament à présent “la fin de la violence et la mise en place d’un processus politique clair, inclusif et acceptable pour tous les Éthiopiens, y compris ceux du Tigré”. Pour le G7, l’Éthiopie doit se diriger vers “des élections crédibles et un processus de réconciliation nationale plus large”.

Abiy Ahmed avait assuré fin mars, à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Érythrée, que l’armée érythréenne allait se retirer du Tigré où elle a pénétré après le début du conflit en novembre 2020.

Pendant des mois, les autorités d’Asmara et d’Addis Abeba avaient démenti la présence de forces érythréennes dans la région. Ces troupes, ainsi que l’armée éthiopienne, y ont été notamment accusées de pillages, de tueries de masse et de viols.

Se disant “gravement préoccupés par les récentes informations faisant état de violations et d’abus des droits de l’Homme”, les responsables du G7 ont enjoint aux parties impliquées dans ce conflit “de faire preuve de la plus grande retenue, assurer la protection des civils et respecter les droits de l’Homme et le droit international”.

La déclaration insiste sur le fait qu’il est “essentiel que les crimes signalés fassent l’objet d’une enquête indépendante, transparente et impartiale et que les responsables de ces violations des droits de l’Homme rendent des comptes”.

Le Premier ministre éthiopien a lancé le 4 novembre 2020 une intervention militaire visant à renverser le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti au pouvoir dans cette région. Il a proclamé la victoire le 28 novembre mais les combats s’y sont poursuivis.

Le conflit a fait près d’un million de déplacés. Les autorités locales estiment qu’environ 950 000 personnes, essentiellement en provenance du Tigré occidental mais aussi du nord-ouest et du centre de la région, ont fui les combats et les persécutions.

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