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Etats-Unis : un serment d’allégeance du drapeau américain prononcé en arabe dans un lycée

Le serment d’allégeance prêté en anglais Les mécontentements proviennent, majoritairement, des anciens vétérans de l’Afghanistan ainsi que les proches de victimes de la guerre dans ce pays, qui exigent désormais, que le serment d’allégeance soit récité en langue anglaise. Le serment d’allégeance est prononcé, chaque jour, en classe en début de cours, par des milliers d’élèves aux Etats-Unis, avec un caractère obligatoire dans la plupart des Etats.

Les conséquences liées aux excuses des autorités scolaires

Le secteur scolaire auquel appartient le lycée Pine Bush, a présenté ses excuses. Cette autorité a donné satisfaction aux familles des victimes, et aux anciens combattants en Afghanistan, en affirmant que dorénavant, le serment se ferait uniquement en Anglais. Ladite autorité a demandé pardon « auprès de ceux qui auraient vu dans cette lecture un manque de respect », tout en spécifiant que leur unique objectif, était la célébration de la Semaine des langues étrangères, et de la société multiculturelle aux religions et races diverses, composantes de l’Amérique. Selon Andrew Zink , délégué de classe, il s’avoue gêné car « la langue n’a rien avoir avec le fait d’être américain » et que s’il y a des mécontents dans le camp des opposants à l’usage de la langue arable pour prêter le serment d’allégeance, une autre catégorie est furieuse à cause des excuses présentées par l’autorité de tutelle. Il en conclut que depuis cet évènement, personne n’est satisfait.

La langue arabe, un bouc émissaire

La langue arabe n’est pas usitée en Afghanistan, où la langue officielle est le patcho et le dari. D’après Sadyia Khalique, porte-parole de l’antenne de New York du Conseil pour les relations américano-islamique, la diabolisation de la langue arabe ainsi que le fait de la décrier pour « cibler des communautés », outre le fait qu’elle suscite des propos haineux, ne constitue en aucun cas l’objectif de cette Semaine des langues étrangères. Elle l’illustre en citant le cas du Colorado dans l’Ouest où une prestation de serment de langue arabe avait suscité, en 2013, des appels téléphoniques coléreux et des intimidations. Par ailleurs, en 2013 également, la mise en place d’un cours d’arabe a rencontré un refus catégorique des parents d’un lycée de l’Alabama, dans le Sud. Ils ont estimé que leurs enfants apprendraient « une culture de haine ».]]>

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