« Droits TV en Ligue 1 : Faible performance et violence n’impactent guère, selon expert »

Tandis que la Ligue a entamé des pourparlers avec chaque fournisseur suite à un appel d’offres qui n’a pas porté ses fruits, le lancement de la saison, marqué par de multiples rencontres sans le moindre but et divers incidents survenant à l’intérieur et à l’extérieur des gradins, n’aura pas une influence majeure sur ce processus de négociation, confirme l’expert international Pierre Maes.

Crise du football français : des terrains aux studios télé

Le championnat de France de football fait face à de multiples crises. Celles-ci vont de la démission inattendue de l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, Marcelino, suite à une réunion houleuse avec les supporters, aux actes de violence marquant certains matchs, tels que l’attaque du bus de l’OL et l’interruption de la rencontre Montpellier-Clermont. De plus, le manque de spectacle sur le terrain contribue à ternir davantage l’image de la Ligue 1. Ce contexte défavorable intervient dans une année où le championnat a été réformé à 18 équipes afin de permettre une meilleure redistribution des droits TV.

Droits TV : des attentes démesurées face à une réalité décevante

La Ligue de football professionnel (LFP) espérait que ce nouveau format susciterait une hausse notable du montant des droits télévisés pour la période 2024-2029, espérant atteindre le seuil du milliard d’euros par an. Cependant, la réalité est bien différente : aucun des cinq lots proposés n’a trouvé preneur lors de l’appel d’offres lancé le 17 octobre 2021. Canal+ se trouverait dans une situation de quasi-monopole, ayant conclu des accords avec plusieurs concurrents, et serait donc en position de force pour négocier la baisse du montant à payer.

L’avenir des droits TV : un climat incertain

Face à ce contexte, Pierre Maes, expert international en droits télévisés et auteur de « La Ruine du football français », estime que le climat actuel n’est pas favorable à la Ligue 1. Canal+ pourrait tenter de profiter de la situation pour réduire les montants investis, mais ce ne serait pas un argument suffisant pour obtenir une remise conséquente. En outre, les incidents dans ou hors des stades pourraient avoir une influence sur la perception de la LFP par les diffuseurs internationaux. En somme, la concurrence demeure le facteur principal dans la détermination du prix des droits télévisés. Ainsi, le dénouement de cette situation risque de s’étirer dans le temps, jusqu’à la prochaine saison de Ligue 1.

source originale : www.francetvinfo.fr
mode d’écriture : automatique par IA