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Covid-19 : Changement de stratégie de vaccination au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni, où l’épidémie a déjà fait plus de 74 000 morts, a été l’un des premiers pays au monde à lancer une campagne de vaccination contre le Covid-19, et le premier à autoriser en urgence le vaccin de Pfizer-BioNTech, puis celui d’AstraZeneca et de l’université d’Oxford. Le pays change de stratégie et cherche à vacciner le plus grand nombre de personnes, au lieu de stocker les lots réservés à une seconde injection.
Ces deux vaccins sont censés être administrés en deux injections à quelques semaines d’intervalle. Or, le gouvernement britannique, sous pression après l’apparition d’un variant du virus qui semble plus contagieux, a décidé de revoir sa stratégie en distribuant la totalité des doses du vaccin Pfizer/BioNTech, afin d’atteindre le plus grand nombre de personnes vaccinées, plutôt que de conserver la moitié des lots destinés à une seconde injection. L’ultime inoculation sera donc tributaire des nouvelles livraisons du vaccin, alors que BioNTech s’attend à des ruptures d’approvisionnement.
Face à l’urgence, le Royaume-Uni va par conséquent autoriser, au moment de la seconde injection, la combinaison de différents vaccins contre le coronavirus sous certaines conditions, en dépit du manque de preuves scientifiques de l’efficacité d’une telle association, montre un document officiel consulté par l’agence Reuters.   Si “le même vaccin n’est pas disponible ou si le premier produit reçu est inconnu, il est raisonnable de proposer une dose du produit disponible localement afin d’achever le processus”, explique ce document rendu public jeudi.
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que le rythme des vaccinations allait progressivement augmenter “dès la semaine prochaine” et a assuré que l’objectif serait tenu. “Ce n’est pas une question de doses vaccinales, il n’y a pas de problèmes de pénurie”, a-t-il dit.

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