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Certificat de virginité:enquête sur une pratique en passe d’être interdite

C’est l’épilogue de deux semaines de denses débats. Ce mardi 16 février, l’Assemblée nationale a largement adopté le projet de loi contre le “séparatisme” islamiste, en première lecture par un vote solennel. Ce texte contient une batterie de mesures pour “conforter le respect des principes de la République”, dont la pénalisation des certificats de virginité.

Le projet de loi interdit à tous les professionnels de santé d’établir ces papiers médicaux visant à prouver la virginité d’une femme. Une pratique prouvant la “pureté” de la jeune fille pour répondre aux exigences de certaines familles très conservatrices, attestant d’un “hymen intact, sans échancrure, ni rupture”. Si elle perdure, ces professionnels risquent une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an de prison et 15.000 euros d’amende. Toute forme de pression, venant souvent de l’entourage, pourra aussi être pénalisée d’un an de prison et 30.000 euros d’amende. Une peine qui atteint deux ans de prison et 60.000 euros d’amende lorsque la jeune femme a moins de 18 ans.

Au sein du corps médical, cette pratique est rejetée en bloc. En 2003, le Conseil National de l’Ordre des Médecins appelait déjà à refuser un tel certificat. Du côté du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, même son de cloche.

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