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Sapin et Eckert, signataires de la motion Cambadélis, évoquent la grande réforme fiscale, sans calendrier précis.

Un texte simple mais compliqué à mettre en place Plébiscités pour parler du contenu du texte appelé à être majoritaire, le ministre des Finances, Michel Sapin a reconnu que le texte affichait « une volonté de simplification » en appliquant la retenue à la source, un système éprouvé dans de nombreux pays. Il a rappelé que la prudence était de mise, lors de l’application du système, en prenant pour exemple le désastre de 2008. A cette époque, la mise en place à marche forcée du régime social des indépendants, a causé des problèmes organisationnels. Le croisement de deux systèmes de recouvrement, a fait perdre 1,5 milliards d’euros, et les dossiers des 300 000 contribuables concernés, ont du être refaites à la main, pour la liquidation de leurs retraites. Dans les faits, ce système de retenue à la source évite certes, le paiement de l’impôt après encaissement des revenus, mais en contrepartie il entraînera inévitablement une année « blanche » au cours de laquelle les services fiscaux ne percevront pas d’impôt, sinon le contribuable sera amené à payer un impôt double. Actuellement, le ministère des Finances a recours au barème de l’impôt sur le revenu pour sa politique en faveur des bas salaires. Or, la fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG, qui sont deux types d’impôts différents, à savoir, un impôt proportionnel et un impôt progressif aux assiettes également différentes, risque de rencontrer des difficultés de mise en œuvre. Quand à Christian Eckert, il invoque la difficulté « du traitement de l’impôt », même s’il milite pour la retenue à la source. Aucun calendrier n’a été avancé, au cours de cette conférence de presse, où les deux ministres ont conclu que 9 millions de foyers fiscaux bénéficieront d’une réduction ou d’une annulation d’impôt en 2015.]]>

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