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Seine-Saint-Denis: 18 ans de réclusion criminelle pour la femme qui a commandité l’assassinat de son ex-mari

Dix-huit de prison ferme pour Amandine Soave. Ce jeudi 15 avril, après sept heures de délibération, la cour d’assises de Seine-Saint-Denis a déclaré son verdict sur l’affaire Amandine Soave. Cette dernière, une femme de 34 ans, a planifié le meurtre de son ex-compagnon, Jimmy C., qui est tétraplégique aujourd’hui. Elle a engagé un tueur à gages pour tuer son ex-conjoint et l’a amené dans un sentier obscur de la forêt de Bondy, en lui faisant croire qu’ils allaient faire une promenade après un dîner au Courtepaille, le 26 août 2017.

Cette mère de famille avait la stratégie d’amener leur fils de trois ans en poussette dans le but d’embrouiller la piste et de détourner les soupçons d’elle. Elle pensait faire passer cet assassinat pour un règlement de comptes en rapport avec le trafic de drogue. En revanche, le fait d’être placée en garde à vue l’a fait avouer les faits. Suite à cet aveu, l’avocate générale lui avait requis 25 ans de prison. Mais sa défense a avancé des arguments basés sur des violences physiques et verbales de la victime afin d’expliquer ce « crime extraordinaire commis par une jeune femme ordinaire ».

Pour rappel, Jimmy a échappé à la mort malgré sa blessure par balle au thorax, mais malheureusement paraplégique. Il se déplace en fauteuil roulant après en. « Je demande pardon pour toutes ces vies gâchées par ma faute. Je vivrai avec cette culpabilité toute ma vie ». C’était le dernier mot de cette mère de famille en pleurs, ce jeudi matin. A part elle, son père, son frère et sa belle-sœur ont également été condamnés pour complicité de tentative d’assassinat. Six ans de prison ferme pour son papa, cinq ans avec sursis pour son frère et trois ans avec sursis pour sa belle-sœur due à l’abstention à empêcher un crime. Le juge a aussi requis 15 ans de prison ferme pour le tireur et cinq ans avec sursis pour le premier intermédiaire.

La victime n’a pas été satisfaite de ce verdict et s’est mise en colère dans le hall du tribunal de Bobigny. Il a trouvé les condamnations trop clémentes. « C’est ça la justice ? ! On a le droit de fumer des gens comme ça ? ! », a reproché Jimmy en ayant fait un va-et-vient à vive allure en fauteuil devant les portes de la salle d’audience.« J’ai plus de jambes, je peux plus marcher ! », a-t-il ajouté avec un ton très sévère et déçu.

 

 

 

 

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