Maladie à virus Ebola : que devons-nous savoir ?

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Si le nombre de cas de malades atteints du virus Ebola ne cesse de s’accroitre, nous sommes encore nombreux à ne pas savoir exactement ce qu’est la maladie. Voici quelques points que vous aimeriez peut-être connaître à ce sujet.

L’agent infectieux

Le responsable de la maladie est un virus filamenteux appartenant à la famille des filovirus, les scientifiques pensent qu’il pourrait provenir de chauves-souris frugivores qui constitueraient pour eux un réservoir naturel. Ce pathogène se transmet à l’homme par le biais d’animaux sauvages en provoquant la maladie à virus Ebola. Il se répand ensuite par contagion entre humains.

Le mode de transmission du virus

Le passage de l’animal à l’humain se produit après un contact avec du sang, des sécrétions, des liquides biologiques, ou des organes d’animaux infectés (des chimpanzés, des antilopes, des porcs-épics ou autres, retrouvés morts ou malades). Il se propage ensuite de la même manière dans la population humaine par contacts étroits avec des individus infectés.

Cela se produit notamment quand des agents de santé sont en contact avec des patients sans que des précautions anti-infectieuses strictes soient prises, ou pendant l’inhumation des victimes. Notons que les patients restent contagieux même après leur guérison clinique, tant que le virus existe dans leur organisme. Cette période peut durer jusqu’à sept jours après la guérison.

mode transmission

 

 

Les symptômes

La manifestation de la maladie débute par une fatigue brusque et fébrile, des douleurs  à la tête et à la gorge ainsi que des douleurs musculaires. Arrivent ensuite les vomissements, la diarrhée, des symptômes d’insuffisance rénale, des éruptions cutanées et dans certains cas des hémorragies internes et externes (saignements des gencives ou présence de sang dans les selles).

La maladie est mortelle dans environ 50 % des cas atteignant jusqu’à 70 % dans les pays les plus atteints, à savoir la Guinée, le Libéria et le Sierra Leone. Jusqu’à présent, il n’y a ni vaccin ni traitement spécifique homologué pour la maladie à virus Ebola. Par contre, des soins précoces qui consistent à traiter les symptômes améliorent considérablement les chances de survie des patients.

 

Evolution de l’épidémie

Cas et deces-virus ebola

La flambée qui sévit en ce moment a débuté au mois de mars 2014 en Guinée, le patient-zéro était un enfant de deux ans. La maladie s’est ensuite propagée très rapidement, faisant actuellement  4 447 morts sur 8 914 malades, d’après le dernier bilan publié par l’OMS. Toujours selon cette source, la barre des 9 000 contaminations sera franchie au cours de cette semaine. Cependant, un certain ralentissement a été constaté dans certaines régions.

Plusieurs cas ont été reportés en dehors d’Afrique, le premier cas de contamination hors du continent africain a été retrouvé en Espagne au début du mois d’octobre. Il s’agissait d’une aide-soignante qui s’est occupé de patients revenant du Libéria et du Sierra Leone. Deux autres cas de personnels soignants contaminés par des patients ont été constatés au Texas.

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