Viol à La Rochelle : les prélèvements ADN en cours

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En septembre dernier, une élève de 16 ans a été violée au lycée catholique Fénelon-Notre-Dame. Dans le cadre de l’enquête, des prélèvements ADN seront effectués sur 527 hommes, majeurs et mineurs, fréquentant l’établissement ce lundi 14 avril 2014.

Les parents d’élèves accusent le coup

Revenons sur les faits : le 30 septembre 2013, une élève a été violée dans les toilettes de l’établissement catholique à La Rochelle, lumière éteinte ce qui a empêché la victime de fournir des éléments probants qui auraient pu faire avancer l’enquête. Mais l’affaire n’a été ébruité auprès des parents d’élèves du lycée que jeudi dernier lorsque les enquêteurs ont décidé de réaliser une vaste opération de prélèvement ADN auprès des hommes et des garçons du Fénelon-Notre-Dame. Une opération qui débute ce lundi 14 avril 2014.

Une mère de famille s’insurge en déclarant : « Les familles auraient dû être informées le plus tôt possible, ne serait-ce que pour mettre en garde leurs enfants. Leur dire notamment d’aller à deux dans les toilettes. Que ce serait-il passé s’il y avait eu récidive ? ». Cela est d’autant plus intolérable pour les familles, qu’elles ont été avisées par mail pour signaler cette opération judiciaire.

prélèvement d'ADN

Une opération basée sur un ADN inconnu

Les enquêteurs ont choisi cette voie de prélèvement ADN pour retrouver le responsable du viol à La Rochelle puisque la victime n’a pas pu identifier son agresseur.  Cette requête se justifie par le fait qu’on a pu relever un profil ADN sur les vêtements de la jeune fille sans que cela corresponde à l’un des milliers de profils du fichier national des empreintes génétiques ou FNAEG.

A partir de lundi, tous les hommes et garçons du lycée vont devoir se soumettre à un prélèvement ADN buccal : 31 enseignants, 475 étudiants et 21 personnes membres du personnel. Les résultats de ces analyses et leur comparaison avec l’ADN recueilli sur la victime seront connus après un mois. Et même si la loi française stipule que l’on peut refuser de se soumettre à cette procédure, dans cette affaire « tout refus serait suspect » et déboucherait sur « une garde à vue, voire une perquisition » pour obtenir un échantillon d’ADN.

Lycée Notre Dame

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