VIDEO Riss comprend ceux qui n’aiment pas Charlie

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Riss, le directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo s’est confié au micro d’Europe 1 sur les attentats de Paris et sur la polémique qui entoure la caricature de Mahomet en couverture du dernier numéro.

Ils voulaient Charb

Dans une interview accordée à Europe 1, le directeur du journal satirique Charlie Hebdo est revenu sur l’attentat qui a visé le siège social de son entreprise le 7 janvier dernier. Selon lui, les terroristes pouvaient très bien éliminer tout le monde au bureau ce jour-là. Et si lui est encore en vie, c’est qu’ils l’ont juste épargné par pur hasard.

« Pourquoi j’ai été épargné? Ils n’ont pas réfléchi, ils sont venus faire un carton. Ils voulaient surtout Charb…Ils sont venus faire un carton, ils ont obtenu ce qu’ils voulaient, ils sont repartis. Ils auraient pu, effectivement, tuer tout le monde… Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. »

Ce qu’il regrette le plus

Interrogé sur ce qu’il regrettait le plus de la disparition de ses amis journalistes et dessinateurs, Riss a confié qu’il n’arrive toujours pas à réaliser que jamais plus il ne reverrait ses amis.

« Des dessinateurs extraordinaires que je ne reverrai jamais, c’est ça qui est le plus difficile à accepter ».

Charlie est un journal responsable

Quant à ce qu’il en suivra de cette attaque, Riss a souligné que Charlie est un journal responsable et qu’il va continuer à l’être pendant des années encore. Pour lui, céder aux menaces seraient signe d’irresponsabilité de leur part.

« Je ne peux pas pardonner un truc pareil. Mais avec une vision plus large, le problème dépasse leurs personnes…Charlie Hebdo est un journal responsable. Si on cédait, là on serait irresponsables…On n’est pas des monomaniaques de l’islam…Pour nous, être responsable, c’est défendre nos idées. »

Et le prochain numéro ?

Riss affirme que toute l’équipe travaille dessus mais il va falloir patienter quelques semaines encore pour voir sortir une nouvelle édition de Charlie.

« Il faut voir avec l’équipe, qui est dans un état de fatigue physique, nerveuse, psychique, très importante ».

Les caricatures de Mahomet

Concernant la polémique autour des caricatures du prophète Mahomet dans le journal, Riss appelle à l’intelligence du public pour faire la part des choses.

« Le problème, ce n’est pas uniquement une histoire de caricatures de Mahomet. Il y a des problèmes d’intolérance. Charlie Hebdo et trois-quatre caricatures, ce n’est pas ça le problème en fait…On a le droit de ne pas aimer Charlie Hebdo, de le critiquer…Le seul problème c’est d’entendre que ce qu’ont fait les terroristes, c’est bien… L’apologie du meurtre, c’est la ligne rouge. »

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