VIDEO Patrick Pelloux pleure les « siens » qu’il n’a pas pu sauver

0
444
patrick

En larmes et beaucoup trop ému pour ressentir de la colère contre ceux qui lui ont enlevé ses amis de Charlie Hebdo, Patrick Pelloux raconte sa journée du mercredi 7 janvier sur le plateau de iTélé.

« J’ai perdu les miens »

Visiblement encore bouleversé par les événements de la journée précédente, le chroniqueur à Charlie Hebdo Patrick Pelloux a confié ses regrets et ses sentiments après l’attentat qui a visé son journal, mercredi. Le médecin urgentiste qui s’occupe d’une chronique dans Charlie Hebdo faisait partie des personnes qui devaient être à la conférence de la rédaction ce matin là. Il était à 200 mètres des locaux lorsqu’on l’a prévenu de l’attentat. Lui qui avait cru à une mauvaise blague dans un premier temps, s’est finalement rendu compte du désastre causé par l’attaque une fois arrivé sur les lieux. Patrick Pelloux avait découvert des corps gisant un peu partout dans les bureaux de l’hebdomadaire. En gardant son sang froid, il a pu participer au sauvetage de quelques employés qui sont maintenant hors de danger. Par contre, il a également constaté que bon nombre de ses amis et collègues ont perdu la vie.

« C’était horrible. Il y en a beaucoup qui étaient déjà partis parce qu’ils les ont abattu comme dans des exécutions. On a réussi à sauver les autres qui, à priori, vont bien ».

François Hollande s’est rendu sur place

La première réaction de Patrick Pelloux après avoir constaté les dégâts était de prévenir le président François Hollande. Ce dernier qui avait entretenu une relation exceptionnelle avec Cabu et Bernard Maris, deux dessinateurs de Charlie Hebdo, s’est très vite rendu sur place quelques minutes après.

Une menace mise à exécution

Tout le monde chez Charlie Hebdo savait que le journal vivait depuis longtemps sous  la menace. Patrick Pelloux a d’ailleurs confirmé que lundi 5 janvier, Charb – le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire avait encore soulevé cette situation dans laquelle le journal se trouvait.

« Lundi soir, j’ai dîné avec Charb et Luz et on riait de la nouvelle année. Charb en avait un peu assez de sa protection. Mais il me protégeait beaucoup des risques et il n’a pas voulu me dire en fait. Il savait que dans tous les meetings des milieux intégristes à travers le monde, Charlie Hebdo revenait tout le temps. Nous étions un ennemi de papier et de crayon. »

« Il n’y a aucune haine à avoir contre les musulmans »

Le visage mouillé par les larmes, Patrick Pelloux se définit comme un miraculé qui n’a pourtant pas pu sauver ses amis. Pour sa part, la mort de Charb, Cabu, Wolinski, Bernard Maris, Honoré, Elsa, Tignous, Mustapha, et du garde chargé de les protéger va pousser le journal à continuer à mettre à l’écrit toutes les injustices de ce monde.

« Le journal va continuer parce qu’ils n’ont pas gagné. Ça va être difficile. On va l’écrire avec nos larmes. »

Le chroniqueur de confier par ailleurs qu’il n’y a pas lieu de faire une vengeance car pour lui,

« Il n’y a aucune haine à avoir contre les musulmans. Chacun, devant chez lui, doit faire vivre les valeurs de la République. »

Patrick Pelloux en larmes à la télé

http://www.dailymotion.com/video/x2e8r40_l-emouvant-temoignage-de-patrick-pelloux-premier-arrive-sur-les-lieux-de-l-attentat-de-charlie-hebdo_news

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.