Une député irakienne devient la femme la plus recherchée en Irak pour avoir osé défier le groupe terroriste EI

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Vian Dakhil est la seule représentante politique des Yézidis au Parlement irakien. Depuis quelques mois, elle est devenue la femme la plus recherchée en Irak pour avoir osé dénoncer les actes de terrorisme perpétrés par le groupe Etat Islamique dans le nord-ouest du pays.

Un engagement qui pourrait lui coûter la vie

Vian Dakhil, une jeune député de 43 ans s’est engagée en Occident depuis peu pour dénoncer les exactions perpétrées par l’organisation Etat Islamique contre la communauté yazidie dans le nord-ouest de l’Irak. Désignée femme d’action, elle a reçu en octobre 2014 le prix Anna Politkovskaïa, du nom de la journaliste d’investigation russe qui a été assassinée à Moscou en 2006. Désormais recherchée par le groupe EI dans tout le pays, Vian Dakhil est tout à fait consciente des risques encourues pour avoir choisi de défendre cette cause qui lui tient à coeur.

« J’ai reçu des avertissements des autorités pour me signaler que j’étais désormais la femme la plus recherchée en Irak par l’EI…S’ils me capturent, ils m’exécuteront immédiatement ».

Une campagne génocidaire contre les Yazidis

Elue au Parlement pour un second mandat de 4 ans au mois d’avril dernier après une première élection en avril 2010, Vian Dakhil a tenu plusieurs discours très émouvants devant la représentation étatique ces derniers mois. Elle a notamment évoqué à plusieurs reprises le massacre du Mont Sinaj du mois d’août 2014 qu’elle a qualifié de « campagne génocidaire mise en place contre les Yazidis ». Rappelons qu’au moment des faits, Vian Dakhil s’est rendue sur les lieux du massacre à bord d’un hélicoptère de l’armée irakienne venue apporter leur aide aux rescapés, assiégés par les combattants de l’EI. L’appareil qui a fini par s’écraser tellement il y avait de personnes qui s’y sont accrochées pour sauver leur vie. Blessée dans cet accident, Vian Dakhil n’a pas baissé les bras et continue de mener son combat au prix de sa vie.

« Dans cette situation, je ne peux pas penser aux menaces contre ma propre vie ».

La médecine contre les « droits des minorités »

Destinée à être un médecin comme la plupart des membres de sa famille, la seule représentante de la minorité yazidie au Parlement irakien est également originaire du Mont Sinjar. Après avoir décidé de se consacrer aux « droits des minorités », la jeune femme a émigré en 1974 à Erbil, capitale du Kurdistan irakien où elle mène désormais un combat sans merci contre les terroristes de l’EI.

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