Twitter attaque le gouvernement américain en justice pour atteinte à la liberté d’expression

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L’Etat américain aurait-il des secrets à protéger que les réseaux sociaux n’ont pas le droit de divulguer? En tout cas, pour avoir empêcher le réseau de microblogging de publier des données relatives à la surveillance du FBI et du département de la Justice, c’est devant celle-ci même que le gouvernement va devoir s’expliquer.

Une plainte en bonne et du forme

Par le biais de Benjamin Lee, son vice-président, délégué aux questions juridiques, Twitter a déposé, mardi 7 octobre, une plainte contre le gouvernement américain pour atteinte à la liberté d’expression. L’histoire commence lorsque des agents du FBI et du département de la Justice demande au réseau de microblogging de ne pas publier des données relatives à l’étendue de leur surveillance sur Internet. Un rapport de transparence que Twitter juge essentiel pour ses utilisateurs.

Benjamin Lee d’expliquer :

« Nous sommes tenus, au nom du Premier amendement, de répondre aux inquiétudes de nos utilisateurs et aux déclarations des responsables du gouvernement en fournissant des informations sur l’étendue de la surveillance par le gouvernement américain »

Une version « censurée » du rapport

Puisqu’il s’agit d’un rapport de transparence, il fallait prévoir des censures, étant donné qu’il s’agit également de secrets d’Etat. Mais même en tentant de publier un rapport « censuré », Twitter n’a pas eu gain de cause auprès du gouvernement américain. De son côté, ce dernier de remettre en cause la sécurité nationale, et le non respect de la vie privée des utilisateurs. Ce qui est d’ailleurs mentionné dans l’accord qui a été signé par cinq sociétés, en janvier 2014 dont Facebook, Google, Microsoft, Apple, AOL, Skype et Yahoo! permettant au gouvernement d’intercepter les conversations électroniques.

Une lourde sanction

Conscient du défi énorme qu’il impose en justice, Twitter n’est pas sans savoir que l’Etat américain avait déjà menacé une autre société, Yahoo! de lourde sanction en cas de refus de coopération. Quoi qu’il en soit, de nombreuses autres sociétés louent également le courage du réseau de microblogging de réclamer ce qu’ils appellent tous sur Internet, le droit à la parole ou la liberté d’expression.

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