Europe : lors de leur entrevue, Tsipras et Merkel ont exhorté, d’un commun accord, « au dépassement des stéréotypes »

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Malgré les désaccords qui portent sur de nombreux points entre la Grèce et l’Allemagne, les deux homologues européens se sont mis au diapason, pour appeler à l’arrêt des stéréotypes, qui empoisonnent le dialogue entre les nations de l’Europe, dans la crise de l’euro.

Lors de son premier voyage à Berlin, Alexis Tsipras a expliqué que les Grecs n’étaient pas des fainéants, et que les Allemands n’étaient en rien responsables des problèmes rencontrés par les Grecs. Une affirmation relayée par la chancelière allemande Angela Merkel, qui a affirmé qu’il fallait « éviter tous les types de stéréotypes ».

Une lueur d’espoir malgré des points de vues divergentes

Les divergences portent essentiellement sur les réformes à poursuivre en Grèce, pour que ce pays européen continue à bénéficier des aides financières de ses partenaires européens.

Pour Angela Merkel, ses souhaits multiples pour la Grèce seraientt d’avoir un pays économiquement redressé, le retour de la croissance et la réduction du chômage élevé des jeunes. Pour cela, des réformes structurelles avec une administration efficace s’avèrent nécessaires. La question des aides à la Grèce et les contreparties requises par les créanciers dépendent de débats multi-latérales avec les institutions du FMI et de la BCE, au niveau de la zone euro. Elle a confirmé qu’il serait plus constructif de coopérer dans « un esprit de confiance mutuelle », tout en reconnaissant les points de vues différents entre Athènes et Berlin.

Pour Alexis Tsipras, la réunion du lundi 23 mars 2015, revêt une importance particulière dans la mesure où seul le dialogue ouvre la voie à la compréhension mutuelle. Tout en réitérant son opposition aux politiques d’austérité menées en Europe et en critiquant l’échec du plan de sauvetage de la Grèce, il rappelle la chute du PIB à 25%, la hausse du chômage et l’augmentation des inégalités sociales dans son pays.

Il reste, toutefois, ouvert à la discussion et propose « un nouveau dosage politique » comme solution, notamment à travers des réformes axées sur la lutte contre les fraudes fiscales et la corruption, gangrènes économiques de la Grèce.

Il affirme être venu à Berlin pour établir « une base commune au dialogue » entre la Grèce et l’Allemagne, et non pour quémander de l’argent.

Grèce : une situation financière au bord du gouffre

Pourtant, dans une lettre en date du 15 mars 2015, le premier ministre grec a révélé qu’à défaut d’un déblocage à court terme, Athènes ne pourra pas assurer le service de la dette dans les semaines à venir, selon le Financial Times. Cette missive aurait provoqué le mini-sommet du vendredi 20 mars à Bruxelles, avec le concours du président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. Lors de ce mini-sommet, Alexis Tsipras se serait conformé à la présentation rapide de réformes.

En contrepartie, la Commission a annoncé la mise à disposition de deux milliards d’euros pour la Grèce, pour 2015. Les caisses de l’Etat grec sont quasiment vides, et Athènes espère le déblocage de la dernière tranche de prêts de 7,2 milliards d’euros, dans le cadre de la prolongation de l’aide financière, que les Européens ont décidé d’accorder, le 20 février dernier, en la conditionnant à la mise en place des réformes.

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