Racisme anti-blanc : les deux accusés relâchés par un tribunal à Paris

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Une association chrétienne nommée Agrif (Alliance Générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) a porté plainte contre le livre et le CD, conjointement publiés en 2010 par le rappeur Saïdou, de son vrai nom Saïd Zouggagh et le sociologue Saïd Bouamama.

Ce livre et ce CD avaient pour titre « Nique la France », et dans le CD le contenu d’une chanson écrite par le rappeur Saïdou critiquait à la fois l’identité nationale, Marianne, le drapeau et l’hymne français.

Les arguments de l’Agrif

L’Association a porté plainte pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes ». Bernard Antony, ancien député du Front National, lors de l’audience du 20 janvier 2015, avait traité les accusés de « groupe d’expression raciste », visant les blancs d’origine dits de souche, en parlant « de racisme inversé ». Il a poursuivi en évoquant une « dialectique de désintégration » et une tentative de substitution de la lutte des races à la lutte des classes.

Les réponses des auteurs du livre et du CD

En opposition aux arguments de l’association chrétienne, le rappeur Saïdou et le sociologue Saïd Bouamama ont retorqué que leur initiative découlait du climat difficile entre 2007 et 2010. A l’époque avait été créé le Ministère de l’identité nationale, suivi de discours hiérarchisant les français. Les quartiers concernés ont vécu ces faits et propos comme une agression, selon Saïd Bouamama. De son côté, le rappeur Saïd, qui appartient au groupe ZEP (zone populaire d’expression), affirme qu’au cours des 300 concerts auxquels il a participé pendant cinq ans, aucune incitation à la guerre contre les Français de souche n’a été proféré.

La justice a tranché en faveur des accusés

La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, dans sa décision rendu le jeudi 19 mars 2015, estime que la notion de racisme anti-blanc ne recouvre « aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique, » et que « la blancheur n’est pas une composante juridique de la qualité de Français, » et enfin que « les français de souche ne constituent pas un groupe de personnes, » en se référant à la loi de 1881, régissant la liberté d’expression en France.

Le tribunal, en conformité à la demande du parquet, a prononcé la relaxe des deux accusés de racisme anti-blanc.

Le président de l’Agrif, Bernard Antony, a annoncé son intention de faire appel, après avoir fustigé le tribunal correctionnel de Paris pour non-protection et non-reconnaissance des personnes de race blanche et des Français blancs, en opposition à la protection et à la reconnaissance des personnes de race noire.

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