Le trafic de femmes : une des sources de revenus du groupe Etat islamique

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C’est connu depuis un certain temps, l’EI tire une partie de son revenu d’un trafic de femmes dans un marché aux esclaves qui a même un jour dédié. Récemment, le site d’information iraqinews a indiqué avoir trouvé un document qui détaille la grille des tarifs pratiquée par l’EI pour ce trafic.

Selon ce document, il est interdit d’acheter plus de trois femmes à la fois, excepté pour les Turcs, les Syriens et les Arabes du Golfe. De même, ce dossier promet la peine de mort à quiconque enfreint ces règles ainsi que les prix de vente. Ces prix vont de 50 000 dinars (35 euros) à 200 000 (138 euros), et plus elles sont jeunes plus elles sont chères. Cette note donne même des indications sur l’état de santé de ce marché : « Le marché des femmes et des butins de guerre a connu une très nette baisse qui pourrait affecter défavorablement les revenus du groupe État Islamique ainsi que le financement des moudjahidines ».

Une vidéo mise en ligne il y a peu de temps illustre cette pratique bien que rien ne permette de l’authentifier pour l’instant. Traduite en anglais, elle montre plusieurs hommes censés être des combattants islamistes échangeant sur la manière de choisir et de négocier les prix pour l’achat d’une femme. Plusieurs ONG estiment que près de 5 000 femmes yazidis ont disparu depuis le début des attaques de l’organisation Etat islamique. Le témoignage de certaines d’entre elles décrivent le calvaire enduré dans des bordels où elles n’étaient guère mieux traitées que du bétail. Leur présence constituerait d’ailleurs un des arguments utilisés par le groupe islamiste pour attirer toujours plus de combattants dans ses rangs.

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