Tirs et jet de grenades sur la mosquée du Mans : trois ans de prison.

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Mercredi, un homme a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour avoir tiré et jeté des grenades d’exercice sur la mosquée des Sablons, dans la nuit suivant l’attentat de Charlie Hebdo.

Après l’attentat dans les locaux de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, dans la nuit du 7 au 8 janvier, vers 0h30,  Jacques Chaillou, 69 ans, avait tiré avec un fusil 22 long rifle contre la mosquée des Sablons au Mans, dans la Sarthe. Il a également jeté trois grenades à plâtre, des grenades d’exercices, dont une seule a explosée dans une petite cour du lieu de culte. Aucun dégât important n’a été causé. L’auteur des faits a été interpellé quelques jours après et a reconnu ses actes.

L’homme a indiqué qu’il s’est senti « menacé par l’Islam » et a agi sur un coup de tête, suite à l’attentat de Charlie Hebdo, en indiquant qu’il était abonné à l’hebdomadaire: « Cet attentat, ça m’a foutu en l’air, j’ai voulu réagir ».  Il a également expliqué qu’il a fixé des vis sur les grenades jetées et les a peintes en vert « pour faire peur », « Pour effrayer, pour montrer que nous aussi, les Français, on peut se manifester ».

Jacques Chaillou est un ancien infirmier psychiatrique, alcoolique et dépressif. Le tribunal correctionnel du Mans l’a condamné à trois ans de prison dont deux ans avec sursis, avec une mise à l’épreuve ainsi qu’une obligation de soins.  Par ailleurs,  selon une information de Tv5 monde, quelques jours après avoir tiré et jeté des grenades sur la mosquée, il avait tiré sur un de ses voisins. Ce qui lui a valu une condamnation à verser 1500 euros de dommages et intérêts à ce dernier.

L’imam de la mosquée des Sablons, Mohamed Lamaachi, a déclaré: « Nous condamnons cet acte islamophobe », cependant, « au nom des musulmans du monde entier, on ne va rien demander. On partage le pardon, nous sommes éduqués sur le respect et le pardon ». « La justice s’est prononcée, maintenant nous on va retirer notre plainte. Avec son état de santé, on a pitié pour lui. », « On ne sait pas s’il regrette ou non, mais ce que l’on a retenu c’est qu’il a du mal à expliquer ce qu’il a fait. Nous, ce que l’on veut, c’est son bien, on ne veut pas se venger. », et a ajouté :

« Il peut venir à tout moment nous visiter à la mosquée. On l’accueillera avec du thé et du couscous ».

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