Vingt-cinq ans d’utilisation du portable triple les risques de tumeurs au cerveau

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Une récente étude suédoise risque de relancer la controverse sur les risques liés à l’utilisation des téléphones mobiles. Les chercheurs ont en effet conclu à l’existence d’un lien entre l’utilisation d’un mobile et le risque d’apparition d’un gliome (variété de tumeur cérébrale).

Publiée dans la revue Pathophysiology, l’étude a été réalisée par des chercheurs de l’University Hospital d’Ӧrebro en Suède en comparant les habitudes dans l’utilisation de portables chez des malades atteints de gliome et des personnes saines. Ils ont ainsi mené une enquête par questionnaire sur la durée des appels quotidiens, le type de téléphone, l’usage d’oreillettes, le temps depuis lequel les sujets utilisent un téléphone. D’après leurs résultats, le risque de développer une tumeur au cerveau augmente de 30 % chez les personnes utilisant un mobile et s’accroit avec les années d’utilisation, il est trois fois plus élevé après 25 ans. D’autre part, l’usage de mobiles de type 3G multiplie le danger par quatre après 5 à 10 ans. Les 15-20 ans constituent le groupe le plus sensible et une utilisation avant l’âge de 20 ans multiplie la probabilité d’avoir un gliome chez les personnes âgées.

Ces résultats appuient la préoccupation de l’OMS qui a déjà classé les portables comme étant potentiellement cancérogène pour l’homme en 2011, ils mettent aussi en lumière l’urgence d’une amélioration des conditions d’utilisation. En tout cas, l’Agence européenne de l’environnement déconseille l’usage du téléphone dans les ascenseurs et les voitures ou pendant les déplacements car la mauvaise réception et le changement d’antennes relais multiplient l’exposition aux ondes. Par ailleurs, il conseille d’écourter les conversations au maximum, d’utiliser des kits mains libres et d’éviter de laisser les jeunes enfants manipuler un portable.

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