Syrie : L’EI fait 45 victimes lors d’une frappe anti-kurde

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Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH (Observation syrien des droits de l’homme) a annoncé que la frappe de l’EI visant une fête kurde, dans le nord-est de la Syrie, à Hassaké, a provoqué la mort de 45 personnes le vendredi 20 mars 2015. L’OSDH attribue également à l’EI (Etat Islamique) le décès de 82 membres des forces du régime syrien ainsi que des supplétifs, attaques qui ont eu lieu le vendredi 20 mars 2015.

Deux attaques ont eu lieu simultanément lors de la célébration kurde. La première est l’œuvre d’un kamikaze qui s’est fait exploser en pleine fête, la deuxième attaque a eu lieu lors d’un regroupement de personnes en ville, et ce, à l’aide d’une bombe, quelques mètres plus loin.

La fête de Norouz est commémorée dans plusieurs territoires et pays de l’ancien Empire perse. Lors de la semaine du 21 mars, les Kurdes célèbrent le Norouz, le Nouvel an Kurde, la fête la plus importante de l’année.

En soirée, les Kurdes allument des bougies et les enfants sortent dans la rue pour cette fête de la liberté.

La ville de Hassaké est contrôlée conjointement par le régime syrien et la milice kurde ou YPG (les unités de protection du peuple kurde). L’EI a perpétré plusieurs attaques dans les localités avoisinantes. Des frappes qui ne resteront pas impunies, selon le commandant kurde Joan Ibrahim. Pour sa part, Abdel Rahmane explique que l’EI, à travers ces attentats, « veut redorer son blason avec des victoires militaires limitées sur le terrain » car l’EI a perdu du terrain du côté d’Alep, de Raqa et Hassaké, face à la coalition des forces de régime syrien et des combattants kurdes.

L’OSDH dénonce également que dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte syrienne, 12 barils d’explosifs ont été envoyés, par l’armée de l’air du régime, sur les quartiers rebelles de Bosra al-Cham, sans victime déclarée.

Un usage d’explosifs par les hommes de son régime, démenti par le président Bachar Al-Assad. Des preuves sont pourtant fournies par l’OSDH et des ONG internationales.

Ban Ki-Moon a fustigé l’EI en traitant ces frappes meurtrières « d’effets méprisables », qui ne font que susciter la violence fanatique entre communautés, en Syrie.

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