Les verres correcteurs sans ordonnance, désormais possible, selon les sénateurs.

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Au Sénat, un article additionnel à la loi Macron sur la modernisation de l’économie et introduit en commission, a été adopté, dans la nuit du vendredi à samedi 11 avril 2015.

Lors des discussions, Yannick Vaugrenard (PS) a souligné que les socialistes avaient précédemment associé l’octroi de verres correcteurs à la délivrance d’une ordonnance. Toutefois, l’auteur et co-rapporteur de l’article de loi, Dominique Estrosi Sassone, précise que, dorénavant, la possession obligatoire d’une ordonnance pour des verres correcteurs, est désormais annulée. Tout en s’adressant à la fois aux auteurs des amendements de suppression et aux 5 800 ophtalmologues, elle tient à souligner, que même si cette démarche n’était pas absolue pendant 70 ans, les patients ont toujours eu recours aux ophtalmologues. Ainsi, à l’instar des autres pays européens, un client étranger, qui a détruit ou égaré sa paire de lunettes, pourra acheter une autre paire en France.

Pour sa part, Brigitte Gonthier-Maurin du CRC (Communiste, républicain, citoyen), soutient les ophtalmologues, inquiets de la disparition progressive de leur profession, du fait de cet article de loi. Selon l’élue communiste, des maladies graves de l’œil comme le glaucome et la rétinopathie diabétique, ne sont décelables que chez ces spécialistes.

Pour le gouvernement, le fait de relever le numerus clausus des ophtalmologues, et d’interdire le dépassement d’honoraires, compense l’obtention de rendez-vous habituellement long, chez le spécialiste de l’œil. Cet article de loi passera devant l’hémicycle pour entrer en vigueur.

L’examen du projet de loi Macron sera effectué jusqu’au 18 avril 2015. Le vote solennel aura lieu le 6 mai. La lecture par chambre, procédure accélérée, a été reclamée par le gouvernement.

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