Le travail de nuit réduit l’espérance de vie ?

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Les résultats d’une étude menée par des épidémiologistes de l’Université de Harvard ont démontré que le travail de nuit augmente le risque de mortalité chez les humains.

Une hausse de 11% du risque de mortalité

Réalisée sur 75 000 infirmières de la cohorte Nurses’ Health Study, travaillant au moins 3 nuits par mois en plus de jours et de matinées depuis 1988, cette étude a démontré que le travail de nuit ou à des horaires instables, joue un rôle majeur dans les problèmes de santé. Dès 6 ans de travail de nuit, le risque de mortalité augmente de 11%, toutes causes confondues.

Augmentation du risque de maladies cardiovasculaires

Plusieurs organes sont touchés et les effets néfastes du travail de nuit se font sentir à tous les niveaux sur le corps humain. Outre le cancer du sein, le déclin cognitif, le diabète, le système cardiovasculaire et les poumons sont également les plus touchés. Publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine, cette étude a révélé que le risque de maladie cardiovasculaire a également augmenté de 19 à 23% chez les participantes qui ont travaillé de nuit pendant 6 à 15 ans.

Les Français sont de grands travailleurs de nuit

Les statistiques révèlent que 15,4% des salariés français sont des travailleurs de nuit, soit 3,5 millions d’individus. Le secteur tertiaire est le plus concerné par le travail de nuit dont 42% des salariés dans les entreprises privées de service et 30% dans la fonction publique.

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