Un Français sur cinq a des problèmes de santé mentale

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Le groupe MGEN a bien fait de qualifier la santé mentale d’être un sujet de santé publique anxiogène. Les résultats des sondages sur les maladies mentales qu’il a réalisé auprès de plus 1 000 personnes  ont de quoi susciter l’anxiété : 20% des Français confirment être ou avoir été suivis pour un problème psychologique. La santé mentale atteint toutes les tranches d’âge et tous les cadres sociaux. Elle touche autant les moins jeunes que les adultes et cela, aussi bien dans le cadre professionnel qu’en milieu scolaire.

D’après cette étude, 36% des enquêtés ont déjà pris ou prennent des médicaments contre l’angoisse et le stress, 33% pour trouver le sommeil, 28% pour combattre la dépression et 15% pour améliorer leur humeur. Pour 60% des personnes enquêtées, la prise en charge médicamenteuse a été longue puisqu’elle a duré pas moins de 3 ans. Si près de la moitié des personnes suivies médicalement déclarent ne pas avoir été mises au courant des éventuelles conséquences et effets nuisibles de leur traitement, les effets secondaires des médicaments ont été ressentis par 30% des patients.

Une prise en charge plein d’ambiguïté

Si 80% des Français estiment que la psychothérapie doit être la base du traitement des souffrances psychiques, dans 28% des cas, ils décident eux-mêmes de leur psychothérapie contre 14% sur conseil de leur médecin généraliste et 15% sur prescription du psychiatre.

Les Français se tournent généralement vers les médecins généralistes pour traiter des troubles mineurs comme les troubles de sommeil (83%) ou de stress (72%). C’est seulement en cas de problèmes graves, comme les dépressions, idées sombres et suicidaires ou en cas de maladies mentales en général qu’ils privilégient le psychiatre.

Les obstacles à l’accès aux psychiatres

L’étude a relevé quatre freins majeurs qui limitent l’accès aux psychiatres :

  • L’image négative que l’on peut avoir de l’accès aux professionnels (37%)
  • Le manque d’informations sur l’accès aux professionnels (25%)
  • Le coût de la consultation restant à la charge du patient (27%)
  • Le manque de professionnels (11%)

L’enquête a montré clairement que les Français manquent d’information sur la santé mentale (« insuffisamment informés » ou « pas du tout informés »). Les lacunes portent essentiellement sur l’offre de soins en santé mentale, les médicaments utilisés mais également les maladies mentales elles-mêmes.

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