Sanofi : une ancienne salariée lance des poursuites pour corruption aux Etats-Unis

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Le groupe pharmaceutique français est accusé d’avoir versé des pots-de-vin, à hauteur de 34 millions de dollars à des professionnels de la santé par Diane Ponte, une ex employée américaine.

Selon elle, la société aurait donné de l’argent à des médecins, des pharmacies et des hôpitaux pour que ceux-ci prescrivent ses traitements contre le diabète. Elle a déposé une plainte dans ce sens aux Etats-Unis, à Newark dans le New Jersey. Diane Ponte a été licenciée en octobre pour, toujours selon elle, avoir révélé dévoilé ce système de pots-de-vin. Son avocate, Rosemarie Arnold relève que « Le lien entre son licenciement et ses révélations est évident. Avant qu’elle ne dénonce les pots-de-vin, elle avait toujours été une salariée modèle ». D’après les médias, la plaignante réclame un dédommagement financier dont le montant n’est pas spécifié, pour la perte de son emploi et le choc émotionnel subi.

Dans sa plainte, l’ex employée mentionnait plusieurs responsables du groupe qui auraient cautionné ces pratiques. Parmi eux, l’ancien directeur général, Chris Viehbacher qui a été limogé à la fin du mois d’octobre, officiellement en raison de son mode d’administration. Un porte-parole du groupe a fait savoir que Sanofi se « défendra avec vigueur », qualifiant Diane Ponte d’ancienne employée « mécontente » qui s’en prend à la société « de façon opportuniste ». Il a également réfuté ses allégations sur le droit du travail qui sont « sans fondement ».

Le diabète représente plus d’un cinquième des ventes du groupe, qui a pronostiqué un chiffre d’affaire stable ou en légère progression de 2015 à 2018, une prédiction jugée insatisfaisante par certains analystes.

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