Saint-Valentin : La majorité des jeunes Cambodgiennes perdent leur virginité le 14 février

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Au Cambodge, à quelques jours de la célébration de la Saint-Valentin, le gouvernement lance un appel à tous les enseignants d’inculquer la véritable signification de la fête des amoureux aux jeunes lycéennes. Une mesure prise afin d’éviter que des jeunes filles innocentes perdent leur virginité sous prétexte d’avoir reçu des fleurs de la part d’un garçon malintentionné. Des mesures prises également pour éviter une hausse du taux de la contamination au VIH Sida enregistrée chaque année au même moment.

Une vision déformée de la fête

Chaque année au Cambodge, un grand nombre de jeunes filles se font avoir le jour de la Saint Valentin. La majorité offrent leur virginité à des garçons en échange d’un bouquet de fleurs. Cette tradition européenne mal interprétée par la jeunesse cambodgienne est dénoncée chaque année par le ministère de l’Education.

Explication de Hang Chuon Naron, ministre de l’Education du Cambodge.

« Les étudiants cambodgiens pensent que la Saint-Valentin est le « jour des amoureux » et ils achètent des fleurs dans le but de convaincre les filles à leur abandonner leur virginité. […] En Europe, ils offrent des fleurs par amitié le jour de la Saint-Valentin, pour montrer à leurs amis, et aux membres de leur famille qu’ils les aiment. »

Fêter la Saint-Valentin n’est pas interdit

Malgré cette mauvaise interprétation de la culture de la Saint-Valentin, le Cambodge n’interdit pas pour autant la célébration de la fête des amoureux dans son pays.

« S’acheter des fleurs est une bonne chose, mais pas si c’est dans le but d’aller au-delà de l’amitié et de perdre sa virginité. Ce n’est pas bien, et cela transgresse notre culture. »

L’engagement de l’Etat remis en cause

Mais pour les enseignants, il s’agit surtout d’un problème que le gouvernement devrait prendre en main d’une autre manière. Pour la plupart, l’Etat devrait s’engager davantage dans la lutte contre ce phénomène, en prenant la parole en public ou en diffusant des messages à travers les médias.

« Nous essayons de faire de notre mieux en tant qu’enseignants, mais pour corriger cette interprétation, il est important que le gouvernement prenne la parole en public ou à la télévision. »

A côté de l’Etat qui refuse de prendre une plus grande responsabilité face à la situation qui perdure depuis plusieurs années, diverses associations qui luttent contre le Sida essayent chaque année de faire passer le même message afin d’empêcher la propagation du VIH chez les jeunes cambodgiens.

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