Saint-Maur : une manifestation en soutien du lycéen menacé de mort à cause d’un hommage à « Charlie Hebdo »

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Sept, c’est le nombre de menaces de mort que Louis, un lycéen de 17 ans, a reçu depuis qu’il a publié une édition spéciale en hommage aux victimes de « Charlie Hebdo », dans le journal de son lycée, en janvier dernier.

Défendre la liberté d’expression

Elève de première et rédacteur en chef de Les mouettes bâillonnées, le journal du lycée Marcellin-Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, Louis est le sujet de plusieurs menaces de mort depuis janvier. En effet, suite à l’attentat contre « Charlie Hebdo », le jeune homme a choisi de rendre hommage aux victimes, le 22 janvier dernier, en y consacrant une édition spéciale dans le journal scolaire. Ce geste logique a pourtant été la cause de tous ces malheurs puisque dès le lendemain de la publication, il a reçu une menace de mort, qui se comptabilise à sept à ce jour. Afin de défendre la liberté d’expression mais surtout pour soutenir l’un des leurs, plusieurs lycéens ont manifesté ce jour, à Saint-Maur-des-Fossés. Près de 400 lycéens, venant de plusieurs établissements scolaires des environs, se sont ainsi donné rendez-vous pour défiler derrière une banderole avec l’inscription « Marche pour la liberté d’expression ». Ce cortège, solidaire à la cause de Louis, a été l’occasion pour ces jeunes de scander « Liberté dans nos classes ! Ni censures, ni menaces » tandis que d’autres brandissaient des pancartes « Je suis Louis ».

La Mouette Bâillonnée

Au sein de cette masse d’étudiants, quelques professeurs ont également choisi de s’exprimer pour cette cause estudiantine. Une enseignante d’histoire-géographie de déclarer « Certains [de les collègues] avaient peur de la récupération politique. Moi, je pense qu’il faut manifester avant que n’arrive quelque chose de grave ». De son côté, Matthieu Porte, le président de l’association Jets d’encre, de soutenir que s’il est vrai que la presse lycéenne est encore « amateur », elle ne doit en aucun cas être considérée comme « une sous-presse. Un lycéen rédacteur en chef n’est pas irresponsables, mais un citoyen déjà actif ».

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Journaliste spécialisée dans l'actualité internationale et people.